30 décembre 2016

TRAUBE TONBACH : UNE GRAPPE DE PARADIS




 


La Forêt – Noire  est aussi dans l’attente de la neige. Pourtant, ce  paradis prisé des Alsaciens s’apprécie en toute saison.  Surtout que l’offre hôtelière est à la hauteur des attentes d’un public connaisseur et exigeant. Au firmament gastronomique, Baiersbronn et ses établissements étoilés.
Heiner et Sebastian Finkbeiner



Depuis plus de deux siècles, la famille Finkbeiner exploite la Traube Tonbach, un paquebot hôtelier dans une mer de résineux. On revendique un des plus beaux panoramas d’Europe. Depuis quelques années, Heiner Finkbeiner a cédé la barre à la génération  des  jeunes, Matthias et Sebastian. La famille conduit un équipage de 350 collaborateurs dont 90 apprentis. C’est qu’il faut entretenir un complexe  de haut rang comprenant 170 chambres, suites et appartements. Et plusieurs tables, chacune dans son  segment. Harald Wohlfahrt, trois macarons Michelin, rend les agapes inoubliables en sa Schwarzwaldstube. Si le bonheur est dans la cuisine, celui du chef est atteint si les attentes du gourmet sont dépassées. Silberberg, Köhlerstube et Bauernstube complètent la palette  de la restauration, sans oublier la Blockhütte des randonneurs qui s’y requinquent en plats typiques et d’une gorgée de kirschwasser.

La randonnée justement. Omniprésente dans ce Tonbachtal dont l’air « pétillant comme du champagne » favoriserait la bonne humeur… Sport, bien-être et beauté coulent de source avec  un spa pour tous utilisant de l’eau de mer.

Pourtant, la famille Finkbeiner insiste : « le vrai luxe ne réside pas dans  une robinetterie en or, mais dans le service qui anticipe le désir avant qu’il ne s’exprime ».

Avec toute la simplicité de ces grands hôteliers et le romantisme de la Forêt-Noire.

 

Traube Tonbach à Baiersbronn.



www.traube-tonbach.de

28 décembre 2016

GUEBWILLER VOIT LES FETES EN BLEU

8e saison du Noël bleu dans la capitale du Florival, cité du céramiste Théodore Deck et de son célèbre bleu. Un Noël original, où la culture rencontre l'innovation, quand les fêtes de fin d'année s'articulent autour de l'animation, du sport et de la solidarité.

Pour cette saison, on a retenu le Noël des Glaciers. Une installation en glace sculptée a été créée face à l'hôtel de ville, où l'attraction festive est la patinoire. Une structure d'essai louée, qui permet de glisser sur 150 m2 et fait le bonheur d'un public familial. Les patineurs apprécient la qualité de la surface, alimentée par l'eau pure de la Lauch.
Guebwiller n'oublie pas son riche passé industriel mais va avec son temps. A Notre-Dame, des stries bleues se détachent au-dessus du parvis la nuit venue. C'est une réalisation du projet Vortex - X, œuvre d'art monumentale et temporaire.






Pour les amateurs de choses plus concrètes et traditionnelles, les cabanons marchands s'intègrent harmonieusement dans ce "Noël d'hier, aux accents présents et tourné vers l'avenir".

Jusqu'au 2 janvier 2017.

27 décembre 2016

UN MATIN A BELFORT



Belfort le 26 décembre. Tandis que l’Alsace se remet paisiblement des festins de Noël ou les prolonge, la cité au lion reprend le cours normal de la semaine de travail. Bien que beaucoup soient en congés.

 
Cette année, la Saint-Etienne tombe le lundi. Quand vers dix heures j’entre dans le centre de Belfort, je vois une ville semi-endormie. Nombre de commerces sont encore fermés. On est loin de la ruche d’avant le réveillon. 

Pourtant, les forces commerciales de Belfort invitent régulièrement les voisins haut-rhinois à une migration consommatrice les jours fériés spécifiques à l’Alsace – Moselle, le deuxième jour de Noël et le vendredi saint (ou « vendredi belfortain »). 

Lundi matin donc. Je n’aurai  pas l’embarras du choix pour les boutiques. Mais il faut passer par les immanquables de la place, le Monoprix et les Galeries Lafayette. Le premier semble en travaux depuis belle lurette. Il lui manque la marquise. A l’intérieur, le revêtement de sol luit comme une patinoire mais nous cherchons avec difficulté des traces de Noël dans la décoration. Au sous-sol, c’est la surface alimentaire, toujours tristounette. Le rayon poissonnerie est comme une coquille vide. Aux caisses, une hôtesse aussi gaie qu’un plat d’huîtres indigeste… Je trouve mon bonheur (simple) dans une serviette fabriquée en France par une vieille maison.

Changement d’ambiance dans le plateau piétonnier avec les Galeries. Le Monop’  vu précédemment  n’est  pas donné malgré ses éponges premier prix, mais ici, c’est une autre atmosphère et une gamme supérieure. Je pense inévitablement au regretté Globe de Mulhouse. Ah, l’univers des grands magasins, leurs couleurs, leurs odeurs. Sobriété dans les suspensions de saison. A se demander si Noël fiche les boules ? La fête est finie dans le commerce, place au blanc, dont les parures de lit s’affichent, très colorées. C’est le soleil catalan de Desigual. A la caisse, un petit échange avec l’employée qui me parle de la journée alsacienne. Dommage que l’effectif de ce bâtiment fonde. Il ne serait plus que de trente personnes… 

Je me souviens d’avoir travaillé dans cette charmante ville de province il y a vingt ans. Certains commerces ont disparu comme la boucherie chevaline et la pâtisserie du boulevard Carnot. Mais face à la gare, devenue vintage, la douce maison Klein, les maîtres chocolatiers… J’y prends toujours plaisir à une dégustation. Quant à l’établissement ferroviaire, j’en déduis qu’il est désormais octogénaire, puisqu’il est contemporain du Front populaire…

En quittant Belfort, je repasse devant le cours Notre-Dame-Des-Anges dont l’église a été balayée pour dangerosité, elle qui n’était guère plus âgée. Beaucoup de souvenirs me rattachent à la cité des Trois Sièges et curieusement aucun amour. Pourtant si elle avait été plus jeune, Mimi m’aurait sûrement fait la cour, si j’en crois la confession de cette femme extraordinaire qui s’endormit définitivement en décembre 1997.  



Belfort et moi avons en effet une relation bien particulière.

20 décembre 2016

ALSACE SAVEURS ou la gastronomie locale en ligne

Les marchés de Noël sont une aubaine pour la gastronomie alsacienne.Depuis Bennwihr près de Colmar, Gilbert Wagner a trouvé un autre moyen pour promouvoir les produits du terroir, la vente en ligne. 


Gilbert Wagner

 

Ancien distributeur d'éléments techniques pour l'industrie, Gilbert a créé il y a bientôt quinze ans www.alsacesaveurs.com, un e-commerce d'abord tourné vers les produits secs. Aujourd'hui il expédie choucroute, charcuterie traditionnelle, navets confits et autres spécialités d'Alsace, foie gras, raifort, douceurs et vins. Que des produits alsaciens, issus de l'artisanat local, à l'exception des crus de Bestheim.

Ses artisans, Gilbert les a cherché dans un rayon de 20 km à la ronde. Il en a une vingtaine qui sont devenus ses amis. "Tout se fait au juste prix" souligne celui qui se définit comme un "généraliste spécialisé".

Alsace Saveurs revendique plus de 300 références. Depuis l'automne, la TPE de Bennwihr propose aussi la Box Alsace Saveurs. 6 à 9 produits pour 36,50 € par mois sur abonnement.

19 décembre 2016

AUX CHAMPS-ELYSEES, UN MARCHE DE NOEL


Paris 5 décembre. Un lundi au soleil en cette fin d'automne qui laisse l'Alsace dans le brouillard froid.
Nous sommes dans la capitale pour l'inauguration de la Maison de l'Alsace rénovée.
Profitant d'un creux dans l'emploi du temps, nous convenons d'une promenade touristique sur les Champs-Elysées qui nous ouvrent l'avenue au bas de l'immeuble. Direction le marché de Noël.

Il faut se rendre à l'évidence d'entrée: le marché de Noël des Champs n'est pas celui d'Alsace, une région qui n'existe plus du reste vu de Matignon. C'est pourtant la manifestation la plus fréquentée de Paris à en croire ses promoteurs, 16 millions de visiteurs attendus cette saison. Chef de file de l'organisation, Marcel Campion, le propriétaire de la grande roue place de la Concorde, pilier de la foire du Trône et de la fête foraine des Tuileries. Depuis le 11 novembre, voici donc ce marché disposé de part et d'autre de la plus belle avenue du monde, qui annonce 180 chalets et se pare d'illuminations.

Les cabanons sont blancs. Ils constituent "Les Villages de Noël", par thématiques comme l'artisanat d'art, les artisans de France, les spécialités gustatives régionales. Deux attractions majeures s'en détachent: la célèbre grande roue de 70 m et la patinoire de 1600 m2 qui permet de glisser entre des arbres. Nous tenterons sur un appel d'âme adolescente le château fantôme. Un manège à train dont on se demande ce qu'il vient hanter sur la route de la Nativité. Deux minutes d'égarement dans un dédale faussement inquiétant où les monstres sont aussi des Pères Noël. 5 € pour un aller pour rien...Passons, nous avons souri. Deux heures plus tard, nous aurons arpenté les allées de ce marché qui est un fourre-tout, entre fête foraine, parc de jeux, échoppes diverses où le bon goût n'est pas toujours de mise. Une tour Eiffel métallique nous rappelle qu'ici c'est Paris. La vieille dame de fer est aussi disponible en suspension de sapin. Les nombreux touristes seront peut-être attirés par d'autres produits dérivés rappelant la capitale. Pour notre part, nous regagnons l'ambassade d'Alsace bien plus chaleureuse. Et contents de nous imprégner bientôt de nouveau de nos marchés typiques.



16 décembre 2016

ALTKIRCH : CE QUE CHANTE LA FORET

 Deux décennies de contes et légendes pour voyager,   frémir et s'émerveiller.

 





Lundi de décembre, début de soirée. Le temps est hivernal, mais calme. En me retrouvant dans la haute ville d'Altkirch, je me laisse séduire par ce qu'on appelle "La Forêt enchantée", comme un enfant serait attiré par un bois magique. Vingt ans que la Ville propose cette attraction de fin d'année quand partout ailleurs les marchés de Noël sont la règle. La capitale du Sundgau avait certes tenté de faire comme les autres, mais le succès n'était pas au rendez-vous. Sur l'initiative de Geneviève Risterucci, infatigable attachée culturelle, Altkirch osa se démarquer avec un produit inédit, une "forêt enchantée" donc. Dans ce Sud Alsace où spiritualité coexiste avec croyances paranormales depuis des siècles, les histoires de sorcières et de faits extraordinaires ne manquent pas. Ma grand-mère maternelle nous en racontait de son vivant et je leur ai toujours porté crédit.



J'entre dans "La Forêt". Pour la première fois, elle est plantée exclusivement autour de l'église Notre-Dame, même si elle est signalée à l'entrée de ville.  En raison de l'état d'urgence gouvernemental, le site est clos et protégé par des barrières. Pourtant, certains personnages ont de quoi effrayer jusqu'aux terroristes. Sur le sentier qui longe les marronniers dépouillés se succèdent des scènes de contes. L'endroit est habité d'une multitude de créatures, des enfants, des adultes, des monstres, des gnomes, des animaux. Des mannequins à taille humaine, aux traits réalistes, à l'expression neutre voire triste pour les braves gens qu'ils figurent, terrifiante pour les damnés, s'agissant des légendes du terroir. Avec le temps, la création hivernale s'est transportée aussi dans les Mille et une Nuits, avec palais, princesses, mystères d'Orient.




Chaque histoire est légendée. Le son et la lumière soulignent l'atmosphère. Ce soir, la lune est presque pleine et paraît comme un confetti jaune entre les arbres. Parfois un râle surgit.
De l'autre côté de l'église, une fermette a été créée. De vrais compagnons de basse-cour voisinent avec des faux. Dans la chambrée, un nourrisson dort sous la protection de sainte Agathe, ce qui n'empêche pas une intrusion maléfique, le cauchemar d'enfant que faisait peut-être ma petite sœur dans sa prime existence . Les sorcières affectionnent les êtres fragiles. Pas moins d'une trentaine de contes se perdent dans la nuit altkirchoise où brillent coquelicots et arbustes lumineux. Quelques pas séparent le Sundgau du chevalier ténébreux, de la Cendrillon et de la vieille femme voûtée  aux oasis mirifiques. L'hiver glaçant de cette terre d'Alsace et le ciel étoilé du désert. Le loup du Jura alsacien et la ménagerie exotique au pays d'Aladin...



Cette "forêt" pourtant ne m'enchante pas. Dans ses références locales, c'est une galerie de portraits sinistres qui ferait mouche à l'occasion  d' Halloween, mais sûrement pas à Noël, qui met de la lumière dans les ténèbres. De plus, les sons angoissants émis par la scénographie cognent les parois de l'église, perturbant la paix de la crèche. Cela n'enlève rien ni à la qualité des personnages soigneusement costumés ni aux décors. "La Forêt enchantée" ce n'est juste pas de saison pour la Nativité.



"La Forêt enchantée" est l'attraction phare des festivités de fin d'année à Altkirch. Animations de rue, expositions, concerts, patinoire pour attendre et passer les Fêtes.



4 décembre 2016

La Stuwa de Noël au feu "Bistrot d'Oscar" de Mulhouse

Entre l'intimiste marché de Noël du musée de l'impression sur étoffes et le cœur de ville aux couleurs d'Etofféeries, Mulhouse offre une table de Noël particulièrement magique, la Noël Stuwa à la SIM.

 

Depuis l'ouverture du programme de l'Avent, les Mulhousiens,  mais pas qu'eux, ont le bonheur de partager la renaissance temporaire du Bistrot d'Oscar rue du Maréchal Joffre. La brasserie à la parisienne du quartier des entrepreneurs est silencieuse depuis l'hiver 2013/14 et personne n'a succédé à Franck Ebersold. La Société industrielle lance un appel à projets d'ailleurs pour refaire vivre cet endroit particulier chargé d'histoire, où les grands capitaines d'industrie de la place se sont posés... A ce titre, le salon des Indiennes est aussi accessible. Mais avant la trêve des confiseurs, poussons la porte de l'ancienne brasserie...


C'est Noël dans la décoration, du vestibule au restaurant. Un mois de travail en amont n'aura pas été de trop pour créer cette Noël Stuwa  si mal prononcée, qu'on aurait pu appeler Winachtsstuwa mais cela aurait été encore plus compliqué à énoncer... La stuwa en alsacien désigne la salle à manger. Le lieu de vie de la famille autrefois. Et de partage. L'association Les Tables de Noël  a trouvé ici un endroit inespéré pour reconstituer ce qu'elle avait produit pendant quelques années dans la haute ville d'Altkirch, dans les locaux vacants là aussi de l'ancienne CPAM. Depuis, les bâtiments sundgauviens ont été repris et transformés en centre de bien-être. Il a fallu trouver un autre site. Tout près d'ici, le rassurant ancien lycée Henner, dévolu à l'art contemporain. Mais Julien et son équipe ont été priés de voir ailleurs. Heureusement, Frédéric Marquet a indiqué la bonne adresse. C'est donc à Mulhouse que les tenanciers de La Guinguette d'Illfurth ont aménagé leurs quartiers festifs d'hiver.


Aujourd'hui, une dizaine de bénévoles fait tourner la Noël Stuwa autour de Julien et sa maman Roselyne. La volonté était de monter "un restaurant de rêve" où on prendrait le temps de se retrouver et de se mettre des étoiles dans les yeux, comme un enfant. Julien est attaché aux choses d'antan, que des âmes charitables lui apportent parfois, comme ces assiettes estampillées Sarreguemines qui entrent dans le service. Ici, la vaisselle reprend vie et raconte une voire des histoires.
Il s'agit en fait d'un salon de thé de Noël, ouvert du mardi au dimanche à partir de 14H30. Le soir, on y sert le souper dans une atmosphère des veillées de l'Avent.

Natacha, Isabelle, Julien et Roselyne.



Un cocon qui procure des émotions. La Noël Stuwa by La Guinguette d'Illfurth  jusqu'au 6 janvier à la SIM.

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