Nous l'attendions depuis des mois, convaincus de sa réussite. Le slowUp Sundgau a tenu ses promesses et attiré un public"au-delà des espérances" selon Gilles Fremiot, président de la Com Com Sundgau.
Cette fois, Parinda et moi avions un terrain de jeu "à domicile", habitant Altkirch.
Nous n'avions que quelques centaines de mètres à faire pour entrer sur le parcours, accueillis par la police municipale au rond-point de la gare. Très vite, nous avons découvert l'implication de notre ville en faisant une halte aux ateliers municipaux, où les slowUppers allaient pouvoir goûter à des cuisines du monde.
Le Quartier Plessier ensuite, aux trois quarts sur le ban de Carspach, village du groupe Larger d'abord. Privés de leur Tour Alsace, Francis Larger, Jean-Pierre Reverdy et leurs personnels ont mis leur savoir-faire de communicants dans cette nouvelle manifestation. Une signalétique percutante, des couleurs aguichantes, des panneaux bien plus qu'il n'en fallait peut-être. Dans l'ancienne caserne des hussards, le RMT de Meyenheim a déployé des engins à côté de l'ancêtre EBR. Les Marsouins recrutent toujours, comme les Wàggis altkirchois, carnavaliers qui ont ressorti leurs costumes d'hiver.
Le slowUp, c'est la randonnée à son rythme sur des routes et chemins sécurisés, à l'abri de toute circulation automobile. Mais avec l'électrification des moyens de transports, impossible d'échapper au ronronnement des fat bikes électriques. Nous voilà partis sur la piste cyclable vers Carspach. Nous allons parcourir 35 km dans un rayon de 10 autour de notre ville, sans chronomètre, puisqu'il s'agit de prendre plaisir à l'allure lente en parcourant un territoire qui ne nous a pas révélé tous ses secrets. 12 communes sont dans la boucle, avec chacune au moins une place festive. A Gommersdorf, il faut monter dans le village pour écouter un artiste de rue et s'arrêter dans l'insoupçonnée Ste-Marguerite. Puis longer une ferme et son site de biogaz. C'est à Eglingen que nous déjeunons, sur un pré. Plusieurs associations assurent la restauration d'un public nombreux, dans la musique pop-rock de Next Week. A Tagolsheim, nous découvrons les talents de grapheur de Luc, la voix principale d'une radio locale. Les vieux volants du Tour Alsace ont garé leurs automobiles à proximité. Illfurth fait le plein en son cœur, mais la montée vers Luemschwiller n'est pas une promenade de santé sous le soleil. Heureusement, près de l'église, une commerçante locale fait recette avec ses glaces.
La descente vers Walheim nous ramènera à Altkirch par la D432 et un crochet par E.Leclerc, où Koestlach s'est posé. En roulant à contresens sur ce que nous appelons la mini-autoroute, j'ai l'impression d'un grand vide. Le slowUp ouvre la voie temporairement à certains modes de déplacement quand il en bannit d'autres.
Un temps idéal pour ce premier slowUp organisé sans fausse note. 1000 bénévoles, 400 signaleurs et des porteurs de projet déterminés à convaincre que le Sundgau est bien une terre de vélo. Demain, nous ferons mieux que le grand frère d'Alsace centrale, dont la fréquentation ne dépasse pas les 45.000 participants, quel que soit le ciel.







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