"Nous sommes cyberengagés". C'est le slogan du Cybermois 2026.
Partout en France, octobre mobilise les acteurs de la cybersécurité pour sensibiliser le grand public, les entreprises et les collectivités aux bons réflexes numériques. Une campagne nationale aborde les bonnes pratiques. Elle s'intitule "Se cyberprotéger, ce n'est pas si bête".
Au sein du groupement de gendarmerie départementale du Haut-Rhin, Jérôme Copin est le référent cybersécurité. Si on met l'éclairage sur la thématique pendant un mois, l'adjudant Copin en fait sa mission toute l'année. En 3 ans, il a assuré 400 animations et sensibilisé 10.000 auditeurs. Hier encore, il a animé des escape games cyber dans les locaux de la Banque de France à Mulhouse pour des entrepreneurs et chefs de service. Parce que la cybercriminalité peut toucher tout le monde.
Cet après-midi, j'intègre un groupe d'une quinzaine de participants issus de domaines divers. Il y a un gendarme et une policière entre autres. Jérôme Copin affectionne particulièrement le sous-sol de la Banque de France rue de la Somme. Elle n'a plus d'activité fiduciaire depuis des années, son coffre-fort est donc accessible exceptionnellement à des publics restreints, comme lors des Journées du Patrimoine. Un lieu idéal pour un escape game. Justement, le référent cyber aime aussi le jeu. C'est un très bon moyen d'approcher la sécurité numérique. Le scénario : retrouver la clé USB abandonnée en ces murs par un dénommé Z€R0, pirate informatique et le débusquer par la même occasion. L'adjudant Copin est le maître du jeu, assisté par un expert que les joueurs pourront consulter. Il faut trouver des indices qui donneront des codes d'accès à différentes portes. Il faut savoir calculer, repérer, décrypter, mais les compétences réunies permettent d'avancer et de franchir bientôt l'épicerie, qui naguère renfermait des paquets de coupures. La porte bleue de 8 tonnes peut s'ouvrir. L'organisateur pimente l'immersion en coupant la lumière. Il faut désormais avancer à la lueur de lampes torches.
En petits groupes, nous irons nous "enfermer" dans une salle rouge pour trouver un indice supplémentaire. C'est un "Fort Boyard" dans les data. En retrouvant nos camarades de jeu, nous pouvons rapidement nous adonner aussi à un Black Jack aux messages cyber.
Je ne connaîtrai pas l'issue de l'événement, appelé par mon travail, mais Jérôme Copin a fait mouche dans cet atelier de sensibilisation par le jeu collectif.
La lutte contre la cybercriminalité commence par l'hygiène numérique. Des mots de passe sécurisés, une vigilance de chaque instant sur l'origine et dans la diffusion de données. En gardant à l'esprit qu'un aspirateur connecté peut aussi être happé par un Anonymous.
Voir aussi sur ce blog "Les secrets de la Banque de France de Mulhouse" 2025













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