19 juillet 2026

LE TOUR AU BALCON DU CHOU-FLEUR E.LECLERC



Photo Chris Reinhardt



Mon premier Tour de France en immersion dans la caravane remonte à vingt ans environ, avec Bouygues Telecom et le passage devant la cathédrale de Strasbourg, le pique-nique premium sur la chaussée et le tour d'hélicoptère. Pour le Tour 2026, les invitations se sont succédé depuis l'hiver. E.Leclerc a été le premier à se poser dans ma boîte à courriels. Premier venu, premier servi. Depuis, j'ai pu offrir les autres propositions à mes collègues, ainsi Claire avec Senseo et Elena avec Cochonou et sa flotte de deuches. Nous allons faire l'étape haut-rhinoise du Tour, Mulhouse - Le Markstein Fellering. Nous sommes attendus parking de l'université pour 09H45. Mes camarades sont déjà là, Elena en rouge, Claire en jaune. Ma caravane va arriver. Margaux assure l'accueil et me présente Irina, une grande et avenante journaliste de Télé Loisirs. 




Bastien, chef caravanier


Romain, caravanier alsacien











Nous avons le privilège de monter à bord du dernier-né des "chars Leclerc", après le melon, la fraise et le poireau. C'est le chou-fleur. Un légume réalisé sur VW Id.Buzz. Confortable, avec vue de balcon, accessible pour les invités à l'arrière. Il emporte au moins trois grands sacs de goodies, des échantillons apéritifs et des bobs. Irina multiplie les séquences vidéo sur les réseaux sociaux. Nous allons passer quelque cinq heures ensemble, dans une joyeuse épopée. Ma consœur est extravertie, douée pour l'animation. Invités que nous sommes, nous ne sommes pas autorisés à distribuer des cadeaux au public, dont nous ne ratons aucune miette. Irina passe de la crème solaire et m'en propose. Je décline l'offre et c'est une faute, car le voyage en plein air me vaudra des coups de soleil. Heureusement je porte la casquette. Malheureusement je la perdrai en montagne. 




10H45. La sono crache sa musique. Le convoi s'ébranle. Les véhicules - légumes ouvrent la colonne E.Leclerc. Notre chou-fleur est en 4e position. A l'avant, le conducteur et l'animateur, Antoine, un trentenaire très agréable qui va devoir réchauffer le nombreux public. Dommage qu'il confonde Ballon d'Alsace et Grand Ballon mais nous ne lui en tiendrons pas rigueur. C'est pire quand il annonce les noms de nos communes alsaciennes. Mais il n'est pas tenu à la précision journalistique. Je m'attendais à rouler plus vite. Cette allure est plaisante. Néanmoins, dans cette foule innombrable que nous allons fendre, je ne reconnais que Gérard à Mulhouse, quand parfois des voix m'appellent.
Plus la route s'élève, plus dense est la marée humaine. Dans les descentes, un ou une gendarme esseulé(e). Une pensée pour les personnels volontaires ou réquisitionnés en plein soleil malgré leurs 3 litres d'eau. 






Les cinq heures défilent et bientôt il faut quitter cette ambiance incroyable, cette France heureuse et festive qui en fait des tonnes pour tenter d'attraper un gadget ou une confiserie. A Saint-Amarin le spectacle est terminé pour moi.
Terminus pour une partie de la caravane de toute façon. Pas le temps de dire au revoir à Antoine, mais c'est toujours comme ça. Irina va poursuivre jusqu'au sommet. Je me mets en route pour le retour, alors qu'un orage se manifeste.
Participer à la caravane, c'est grisant. Mais pour rentrer, c'est la galère. Il faut se débrouiller. La gare est tout proche. J'avais oublié que le Tour prime la ligne secondaire, neutralisée le temps de la course. De fait, mon train pour Mulhouse est annoncé à 19H38.Trois heures et demie d'attente…Impensable. 

Alors je vais marcher jusqu'à Thann, ce sera déjà ça de pris. Dix bornes, deux heures selon mon appli. J'ai la tête couverte d'un bob à pois rouges et suffisamment d'eau. C'est une drôle d'impression d'aller à contresens  de la course et de croiser des spectateurs qu'on aurait pu saluer tout à l'heure depuis son véhicule publicitaire. A Moosch, l'inévitable Raymond est figé devant sa maison parée du logo Thurtàl, sa radio en ligne. Il me propose l'hospitalité en garçon charitable qu'il a toujours été. Mais se poser c'est repartir d'un pied moins vaillant. Plus loin, une jeune femme blonde m'aborde. C'est Ludivine, ex-salariée du Parc de Wesserling, que je n'avais pas vue, la tête à l'effort. Malgré les nuages, il fait chaud. A Willer-sur-Thur, l'échappée du Tour vient à moi.




 Quelques secondes. Je verrai aussi le groupe maillot jaune. Au Markstein, c'est Pogacar qui triomphera en solitaire. A Bitschwiller, la pluie arrive, rafraichissante. Enfin Thann, du moins la gare de St-Jacques, où s'agglutinent des cyclistes et spectateurs du Tour sur le retour aussi. Il m'est impossible de prendre un billet. Les touristes allemands devant moi n'y sont pas parvenus non plus. Bientôt le tram-train s'ébranlera vers la plaine. Je serai à Mulhouse vers 19H15. Mais il me faudra regagner ma voiture, garée à Didenheim. Le temps de chercher ma trottinette dans le centre-ville et de sauter dans le tram.
J'aurai mis quatre heures pour quarante kilomètres. Une broutille quand je pense aux naufragés des bouchons engendrés par la fin de la 14e étape. Mais retenons l'intensité de cette journée sans pareil. E.Leclerc nous a fait une (chou-) fleur en nous invitant. Nous aurons été 42 théoriquement cette année à emprunter le char-légume blanc.





26 juin 2026

JOUECLUB ALTKIRCH A 30 ANS






Dans un marché pas toujours facile, c'est une affaire qui connaît un fort développement. JouéClub Altkirch vient d'avoir 30 ans. Une success story familiale. 



En juin 1996, Alain Bourgeois-Muller démarrait dans le jouet rue Henner, en reprenant une affaire de gros, contre l'avis de son banquier qui ne lui donnait pas long cours. Il aurait dû être kiné, mais c'est dans la vente qu'Alain a fait carrière. 
Altkirch lui offrait une opportunité. Il l'a saisie. Il a réussi. Il n'a eu de cesse de développer l'entreprise qui, en 30 ans, aura changé 3 fois de localisation. Le magasin spécialisé se retrouve même à l'étroit aujourd'hui dans la dynamique zone commerciale de la basse ville entre un supermarché et une enseigne de sport. 500 m2 pour une demi-douzaine de collaborateurs.

Alain Bourgeois aura connu une expérience complémentaire dans l'agglomération mulhousienne, mais c'est bien le berceau sundgauvien qui fait la force de l'affaire de famille. Hélène, sa fille, aurait pu faire valoir ses talents dans les arts plastiques. Elle dirige aujourd'hui Altkirch et son petit frère Sierentz (né en 2022) en ayant beaucoup appris aux côtés de son père et de cet univers fabuleux du jeu. Alain a pris sa retraite il y a quelques années. Il a présidé depuis Bordeaux la coopérative JouéClub, une grande famille de commerçants indépendants. Il savoure les résultats et la transmission. La 3e génération est en préparation avec Robin, le fils d'Hélène.

Le jouet, c'est souvent du volume dit l'ancien dirigeant. Pour Hélène, son commerce n'est pas un magasin comme les autres. On y fête les anniversaires, on y donne des animations. Et on y croise de plus en plus d'adultes qui ont aussi leurs jouets. Par passion ou, parfois, par spéculation. C'est le cas avec les cartes Pokémon.

Actuellement, c'est la fièvre du Mondial de football avec ses nombreux produits dérivés, dont la reproduction en briques de la Coupe.

19 juin 2026

SE FAIRE UN WESTERN A EUROPA-PARK






Le 4 juillet, l'Amérique célébrera le 250e anniversaire de son indépendance. Europa-Park vient d'inaugurer son "Riverside Western Lodge", un an après la transformation du Camp Resort en Silver Lake City. Désormais, à deux pas du parc d'attractions leader mondial, la famille Mack offre une nouvelle destination touristique. 







Europa-Park n'avait pas 25 ans quand en 1998 on l'enrichissait d'un terrain de camping - caravaning. C'était la période pionnière du Western Resort. Les tipis, roulottes, maisons en rondins allaient suivre au fil du temps, tandis que naissait l'univers du Grand Ouest américain. La thématique s'est considérablement renforcée et depuis l'an dernier, nouveautés et extensions ont contribué à un lieu de loisirs à part entière, comme l'est plus loin l'univers aquatique Rulantica. On appréciera le parking à étages neuf de près de 600 places et la nouvelle voie d'accès et on croisera le regard de Clint Eastwood  en prenant chambre au "Riverside Western Lodge". 119 cellules pour 532 lits supplémentaires. 








La nouvelle rue pose l'ambiance. Il ne manque rien. Même pas la chapelle 18e qui peut accueillir une noce d'une vingtaine de personnes. Au onzième coup de cloche, le nouveau village était inauguré sous un soleil implacable quand un an plus tôt il pleuvait des cordes. 








Les architectes et concepteurs de l'empire Mack ont arpenté les décors d'Almeria en Espagne pour inspirer leur cité western. Après les western spaghetti, les bâtiments et leur environnement pourraient se prêter à de nouveaux tournages. En attendant, c'est une paisible cité qui reçoit ses visiteurs en quête de dépaysement ou amateurs de l'Amérique des bâtisseurs.






www.europapark.de/fr/accomodation/silver-lake-city 

 

12 juin 2026

CERNAY MOBILISE POUR RELEVER ST-ETIENNE







Ce jour-là, un enterrement devait s'y tenir. Le 20 mai, un incendie se déclarait dans le chœur de l'église St-Etienne de Cernay ( Haut-Rhin). Les flammes ont emporté le maître-autel de 1890 avec une œuvre de Feuerstein. La chaleur intense a atteint les jointures de l'orgue et le coffret électrique à l'autre bout de l'édifice, tandis que les fumées ont souillé les murs. Ce matin, nous avons pu constater l'étendue des dégâts protégés par un masque, comme lors de la Covid. Comme un miracle, le tabernacle a été épargné. Le sinistre, dont l'origine sera déterminée par l'enquête sous l'autorité du procureur de Mulhouse, a créé un choc à Cernay. C'est le plus grand et le plus beau bâtiment de la ville pour le maire Michel Sordi, qui l'avait avec son équipe municipale réhabilité pendant de longues années au prix d'un bon million et demi d'euros.  L'ancien député devra peut-être aller au bout de son mandat local pour inaugurer la réfection d'une église déjà frappée par les guerres mondiales. Cernay sait la résilience et se relever.








Après l'émotion vient l'inventaire. Ce 12 juin marque le lancement d'une campagne de collecte de dons sous l'égide de la Ville, du conseil de fabrique et de la Fondation du Patrimoine. A cette fin, une convention de partenariat a été signée à l'hôtel de ville. On espère réunir 100.000 €, une somme largement atteignable pense Claude Mongars, délégué haut-rhinois de la fondation, surtout dans une cité industrielle et commerciale. Mécènes et particuliers sont les bienvenus, qui pourront faire valoir une déduction fiscale. La voisine Thann avait déjà débloqué 3000 € et les localités de l'intercommunalité proposé leurs églises en cas de besoin.

St-Etienne restera muette  un certain temps. Les offices sont délocalisés dans l'église diocésaine du St-Esprit. Et s'il est peu probable de reconstruire à l'identique le maître-autel en bois, on pourra toujours s'inspirer de son jumeau de Scherwiller.




Photo Ville de Cernay





www.fondation-patrimoine.org

5 juin 2026

SUNDGAU ET KOCHERSBERG FONT LA NOCE A L'ECOMUSEE

 





L'Ecomusée d'Alsace n'est pas à la fête avec ses déboires financiers, mais pour oublier cette nouvelle mauvaise passe, son public est invité à un mariage alsacien typique du siècle dernier. Un spectacle qui unit salariés et bénévoles du musée vivant d'Ungersheim. 

On commence à prendre goût aux coproductions Ecomusée - La Fabrik. Ils sont une trentaine à avoir été embarqués dans l'aventure dirigée par Gabriel Lebrun, "Une noce haute en couleurs", donnée jusqu'au 13 juin.





Le village reconstitué figure une commune alsacienne telle qu'elle aurait pu exister en 1920. Le décor est posé. Juin 1923 à Eltingen, un nom inventé, mais qui sonne sundgauvien. C'est jour de fête , car Marie va prendre époux en la personne de Louis. C'est au moment de la photo de famille que le public est versé dans l'histoire, qu'il va vivre dans une chronologie inversée. Deux familles, deux mondes. Le père de la mariée est un paysan sundgauvien qui s'est enrichi et assoiffé de pouvoir, celui du prétendant est un batelier du Kochersberg. Sur fond d'argent, de politique et de coutumes locales. Les personnages sont authentiques, altiers Bas-Rhinois, abrupts fermiers sud-alsaciens, cuisinière généreuse, tourtereaux sympathiques. Mais les traits sont forcés pour le chargé d'âme addict au breuvage et le notaire qui n'a pas la tête de l'étude. On n'oublie pas le chouchou du public, l'inénarrable Seppi.



 
Les spectateurs remontent les derniers jours avant la noce qui manque de tourner au fiasco sur une révélation. Mais l'argent permettra de garder l'église au milieu du village  et bien sûr l'amour triomphera.

L'Ecomusée fait la noce quatre soirs, comme dans les grands mariages d'antan. 
Jusqu'au 13 juin 17H30, 19H15, 21H. 75 minutes de spectacle itinérant. Avec la participation de Röschti, un des quatre bœufs du site. 






22 mai 2026

Würth, un musée bien fixé à Erstein



Marie-France Bertrand, indissociable du musée



Le ministère de la Culture invite ce samedi 23 mai à la Nuit européenne des Musées. En France, quelque 1300 établissements sont investis jusqu'à tard parfois. Parmi eux, Würth à Erstein. 

A 20 minutes de Strasbourg, le Musée Würth vous reçoit de 18 à 23H pour déambuler dans l'expo annuelle "Zoom. Visages et œuvres de la collection Würth" et assister à deux représentations jeune public à 18H30 et 20H, en accès libre.






Photos automne 2025



Laboratoire d'expérimentation, le musée privé créé en 2008 est devenu un lieu culturel incontournable de la cité sucrière (11.000 h). Implanté en zone industrielle à la campagne, il est apprécié aussi pour ses expos temporaires. Son succès est d'abord l'œuvre de sa directrice depuis toujours, Marie-France Bertrand, dans un parc de 5 hectares.


 


18 mai 2026

TERRA VINUM A 1 AN

Un domaine viticole, un hôtel - spa, une table traditionnelle en un même lieu, dans un cadre enviable : c'est un concept rare que développe  un couple de Gueberschwihr, Georges et Pélagie Scherb.




La route des vins, à 10 km de Colmar. La route romane avec Saint-Pantaléon. Le couvent Saint-Marc. Les grands crus Goldert et Vorbourg. La forêt, les collines, la vue sur la plaine d'Alsace… Georges et Pélagie ont démarré l'exploitation de Terra Vinum à l'Ascension 2025. La période était porteuse, elle a généré du trafic jusqu'en fin d'année.




"Terra Vinum est un lieu de vie et transmission" explique Georges, vigneron et entrepreneur. On y déguste le vin, le sien bien sûr mais aussi celui d'une quinzaine de collègues locaux, on y goûte aussi l'esprit d'une famille et d'un territoire. Au Belle Vue, le restaurant ouvert au 19e siècle, la direction est assurée par un chef au long cours, Thierry Berg. 110 couverts plus la terrasse. L'hôtel annonce 42 chambres et suites et un spa de 200 m2. Au cœur des vignes, les époux Scherb ont mis le curseur sur un positionnement premium pour séduire une clientèle de proximité et internationale. 









Crédit photo époux Scherb Agence FéComSi