19 juin 2026

SE FAIRE UN WESTERN A EUROPA-PARK






Le 4 juillet, l'Amérique célébrera le 250e anniversaire de son indépendance. Europa-Park vient d'inaugurer son "Riverside Western Lodge", un an après la transformation du Camp Resort en Silver Lake City. Désormais, à deux pas du parc d'attractions leader mondial, la famille Mack offre une nouvelle destination touristique. 







Europa-Park n'avait pas 25 ans quand en 1998 on l'enrichissait d'un terrain de camping - caravaning. C'était la période pionnière du Western Resort. Les tipis, roulottes, maisons en rondins allaient suivre au fil du temps, tandis que naissait l'univers du Grand Ouest américain. La thématique s'est considérablement renforcée et depuis l'an dernier, nouveautés et extensions ont contribué à un lieu de loisirs à part entière, comme l'est plus loin l'univers aquatique Rulantica. On appréciera le parking à étages neuf de près de 600 places et la nouvelle voie d'accès et on croisera le regard de Clint Eastwood  en prenant chambre au "Riverside Western Lodge". 119 cellules pour 532 lits supplémentaires. 








La nouvelle rue pose l'ambiance. Il ne manque rien. Même pas la chapelle 18e qui peut accueillir une noce d'une vingtaine de personnes. Au onzième coup de cloche, le nouveau village était inauguré sous un soleil implacable quand un an plus tôt il pleuvait des cordes. 








Les architectes et concepteurs de l'empire Mack ont arpenté les décors d'Almeria en Espagne pour inspirer leur cité western. Après les western spaghetti, les bâtiments et leur environnement pourraient se prêter à de nouveaux tournages. En attendant, c'est une paisible cité qui reçoit ses visiteurs en quête de dépaysement ou amateurs de l'Amérique des bâtisseurs.






www.europapark.de/fr/accomodation/silver-lake-city 

 

12 juin 2026

CERNAY MOBILISE POUR RELEVER ST-ETIENNE







Ce jour-là, un enterrement devait s'y tenir. Le 20 mai, un incendie se déclarait dans le chœur de l'église St-Etienne de Cernay ( Haut-Rhin). Les flammes ont emporté le maître-autel de 1890 avec une œuvre de Feuerstein. La chaleur intense a atteint les jointures de l'orgue et le coffret électrique à l'autre bout de l'édifice, tandis que les fumées ont souillé les murs. Ce matin, nous avons pu constater l'étendue des dégâts protégés par un masque, comme lors de la Covid. Comme un miracle, le tabernacle a été épargné. Le sinistre, dont l'origine sera déterminée par l'enquête sous l'autorité du procureur de Mulhouse, a créé un choc à Cernay. C'est le plus grand et le plus beau bâtiment de la ville pour le maire Michel Sordi, qui l'avait avec son équipe municipale réhabilité pendant de longues années au prix d'un bon million et demi d'euros.  L'ancien député devra peut-être aller au bout de son mandat local pour inaugurer la réfection d'une église déjà frappée par les guerres mondiales. Cernay sait la résilience et se relever.








Après l'émotion vient l'inventaire. Ce 12 juin marque le lancement d'une campagne de collecte de dons sous l'égide de la Ville, du conseil de fabrique et de la Fondation du Patrimoine. A cette fin, une convention de partenariat a été signée à l'hôtel de ville. On espère réunir 100.000 €, une somme largement atteignable pense Claude Mongars, délégué haut-rhinois de la fondation, surtout dans une cité industrielle et commerciale. Mécènes et particuliers sont les bienvenus, qui pourront faire valoir une déduction fiscale. La voisine Thann avait déjà débloqué 3000 € et les localités de l'intercommunalité proposé leurs églises en cas de besoin.

St-Etienne restera muette  un certain temps. Les offices sont délocalisés dans l'église diocésaine du St-Esprit. Et s'il est peu probable de reconstruire à l'identique le maître-autel en bois, on pourra toujours s'inspirer de son jumeau de Scherwiller.




Photo Ville de Cernay





www.fondation-patrimoine.org

5 juin 2026

SUNDGAU ET KOCHERSBERG FONT LA NOCE A L'ECOMUSEE

 





L'Ecomusée d'Alsace n'est pas à la fête avec ses déboires financiers, mais pour oublier cette nouvelle mauvaise passe, son public est invité à un mariage alsacien typique du siècle dernier. Un spectacle qui unit salariés et bénévoles du musée vivant d'Ungersheim. 

On commence à prendre goût aux coproductions Ecomusée - La Fabrik. Ils sont une trentaine à avoir été embarqués dans l'aventure dirigée par Gabriel Lebrun, "Une noce haute en couleurs", donnée jusqu'au 13 juin.





Le village reconstitué figure une commune alsacienne telle qu'elle aurait pu exister en 1920. Le décor est posé. Juin 1923 à Eltingen, un nom inventé, mais qui sonne sundgauvien. C'est jour de fête , car Marie va prendre époux en la personne de Louis. C'est au moment de la photo de famille que le public est versé dans l'histoire, qu'il va vivre dans une chronologie inversée. Deux familles, deux mondes. Le père de la mariée est un paysan sundgauvien qui s'est enrichi et assoiffé de pouvoir, celui du prétendant est un batelier du Kochersberg. Sur fond d'argent, de politique et de coutumes locales. Les personnages sont authentiques, altiers Bas-Rhinois, abrupts fermiers sud-alsaciens, cuisinière généreuse, tourtereaux sympathiques. Mais les traits sont forcés pour le chargé d'âme addict au breuvage et le notaire qui n'a pas la tête de l'étude. On n'oublie pas le chouchou du public, l'inénarrable Seppi.



 
Les spectateurs remontent les derniers jours avant la noce qui manque de tourner au fiasco sur une révélation. Mais l'argent permettra de garder l'église au milieu du village  et bien sûr l'amour triomphera.

L'Ecomusée fait la noce quatre soirs, comme dans les grands mariages d'antan. 
Jusqu'au 13 juin 17H30, 19H15, 21H. 75 minutes de spectacle itinérant. Avec la participation de Röschti, un des quatre bœufs du site. 






22 mai 2026

Würth, un musée bien fixé à Erstein



Marie-France Bertrand, indissociable du musée



Le ministère de la Culture invite ce samedi 23 mai à la Nuit européenne des Musées. En France, quelque 1300 établissements sont investis jusqu'à tard parfois. Parmi eux, Würth à Erstein. 

A 20 minutes de Strasbourg, le Musée Würth vous reçoit de 18 à 23H pour déambuler dans l'expo annuelle "Zoom. Visages et œuvres de la collection Würth" et assister à deux représentations jeune public à 18H30 et 20H, en accès libre.






Photos automne 2025



Laboratoire d'expérimentation, le musée privé créé en 2008 est devenu un lieu culturel incontournable de la cité sucrière (11.000 h). Implanté en zone industrielle à la campagne, il est apprécié aussi pour ses expos temporaires. Son succès est d'abord l'œuvre de sa directrice depuis toujours, Marie-France Bertrand, dans un parc de 5 hectares.


 


18 mai 2026

TERRA VINUM A 1 AN

Un domaine viticole, un hôtel - spa, une table traditionnelle en un même lieu, dans un cadre enviable : c'est un concept rare que développe  un couple de Gueberschwihr, Georges et Pélagie Scherb.




La route des vins, à 10 km de Colmar. La route romane avec Saint-Pantaléon. Le couvent Saint-Marc. Les grands crus Goldert et Vorbourg. La forêt, les collines, la vue sur la plaine d'Alsace… Georges et Pélagie ont démarré l'exploitation de Terra Vinum à l'Ascension 2025. La période était porteuse, elle a généré du trafic jusqu'en fin d'année.




"Terra Vinum est un lieu de vie et transmission" explique Georges, vigneron et entrepreneur. On y déguste le vin, le sien bien sûr mais aussi celui d'une quinzaine de collègues locaux, on y goûte aussi l'esprit d'une famille et d'un territoire. Au Belle Vue, le restaurant ouvert au 19e siècle, la direction est assurée par un chef au long cours, Thierry Berg. 110 couverts plus la terrasse. L'hôtel annonce 42 chambres et suites et un spa de 200 m2. Au cœur des vignes, les époux Scherb ont mis le curseur sur un positionnement premium pour séduire une clientèle de proximité et internationale. 









Crédit photo époux Scherb Agence FéComSi



 

15 mai 2026

LA CITE DU TRAIN PREND SOIN DE SES COLLECTIONS

Mulhouse






C'était un projet vieux de dix ans, inabouti jusqu'alors. La Cité du Train - Patrimoine SNCF a fini par obtenir son nouveau bâtiment photovoltaïque après des mois d'études et de travaux. L'installation a été inaugurée ce matin par Philippe Chartrain, président du musée ferroviaire, aux côtés de m2A et de la Ville de Mulhouse. Le bâtiment dont rêvait le directeur général Sylvain Vernerey aura coûté environ 1,2 M€, largement subventionné.




Un investissement respectueux de l'environnement avec ses 1000 panneaux solaires qui garantissent l'autonomie du musée en basse tension et renvoient du courant sur le réseau. Pour la direction, c'est surtout une économie d'énergie estimée à 70.000 € à l'année. C'est encore une réalisation à portée symbolique, souligne le président Chartrain, car la protection des collections est une priorité pour SNCF. Ici sur 3500 m2, une trentaine de matériels pourront être rangés dans de bonnes conditions. 600 m de voies supplémentaires ont été posés à cet effet.
Le public n'aura cependant pas accès à ce lieu de stockage, lui qui a été particulièrement nombreux ces derniers jours, 1200 entrées le jour de l'Ascension. Mais on n'en reste pas là. En attendant, le patrimoine du bâtiment Rotonde sera transféré à La Maison du Territoire de l'agglomération avant la fin de l'année. Préservation toujours des témoignages d'une aventure ferroviaire qui a commencé il y a quasiment deux cents ans en France.






10 mai 2026

L'EUROAIRPORT REFAIT SA PISTE PRINCIPALE





Les riverains de l'EuroAirport connaissent une période de répit dans les nuisances aéroportuaires. Actuellement, une vingtaine de vols passagers sont assurés à Bâle - Mulhouse, contre deux cents habituellement. 36 jours de travaux qui auront fait perdre près d'un million de passagers. 



Pour cette visite de presse trinationale, nous étions une trentaine de journalistes et reporters.



Depuis le 15 avril, l'aéroport binational procède à un chantier colossal de 40 M€: la réfection de la piste principale et le taxiway Bravo parallèle. Des travaux préparés depuis un an et qui ont profité d'une météo exceptionnelle les premières semaines. Dès lors, le plus gros du chantier a été réalisé les premiers jours, mobilisant jusqu'à un millier d'intervenants et 400 engins.







La piste 15/33  longue de 4 km est refaite dans sa partie centrale sur 1,5 km.
16.000 m3 de béton utilisés. Pour le taxiway, ce sont 45.000 tonnes d'asphalte sur 2,1 km.





L'heure est aux finitions, sous la direction de Marc Morlet, en charge du service infrastructures aéronautiques de l'aéroport. Le 21 mai le trafic reprendra normalement. Les dalles de 38 cm d'épaisseur pourront accueillir tout porteur pour les 30 ans à venir. Mais d'autres investissements coûteux vont suivre.