30 août 2026

UN DIMANCHE EN SLOW SUNDGAU

 





Nous l'attendions depuis des mois, convaincus de sa réussite. Le slowUp Sundgau a tenu ses promesses et attiré un public"au-delà des espérances" selon Gilles Fremiot, président de la Com Com Sundgau.

Cette fois, Parinda et moi avions un terrain de jeu "à domicile", habitant Altkirch. 
Nous n'avions que quelques centaines de mètres à faire pour entrer sur le parcours, accueillis par la police municipale au rond-point de la gare. Très vite, nous avons découvert l'implication de notre ville en faisant une halte aux ateliers municipaux, où les slowUppers allaient pouvoir goûter à des cuisines du monde.
Le Quartier Plessier ensuite, aux trois quarts sur le ban de Carspach, village du groupe Larger d'abord. Privés de leur Tour Alsace, Francis Larger,  Jean-Pierre Reverdy et leurs personnels ont mis leur savoir-faire de communicants dans cette nouvelle manifestation. Une signalétique percutante, des couleurs aguichantes, des panneaux bien plus qu'il n'en fallait peut-être. Dans l'ancienne caserne des hussards, le RMT de Meyenheim a déployé des engins à côté de l'ancêtre EBR. Les Marsouins recrutent toujours, comme les Wàggis altkirchois, carnavaliers  qui ont ressorti leurs costumes d'hiver.





 Le slowUp, c'est la randonnée à son rythme sur des routes et chemins sécurisés, à l'abri de toute circulation automobile. Mais avec l'électrification des moyens de transports, impossible d'échapper au ronronnement des fat bikes électriques. Nous voilà partis sur la piste cyclable vers Carspach. Nous allons parcourir 35 km dans un rayon de 10 autour de notre ville, sans chronomètre, puisqu'il s'agit de prendre plaisir à l'allure lente  en parcourant un territoire qui ne nous a pas révélé tous ses secrets. 12 communes sont dans la boucle, avec chacune au moins une place festive. A Gommersdorf, il faut monter dans le village pour écouter un artiste de rue et s'arrêter dans l'insoupçonnée Ste-Marguerite. Puis longer une ferme et son site de biogaz. C'est à Eglingen que nous déjeunons, sur un pré. Plusieurs associations assurent la restauration d'un public nombreux, dans la musique pop-rock de Next Week. A Tagolsheim, nous découvrons les talents de grapheur de Luc, la voix principale d'une radio locale. Les vieux volants du Tour Alsace ont garé leurs automobiles à proximité. Illfurth fait le  plein en son cœur, mais la montée vers Luemschwiller  n'est pas une promenade de santé sous le soleil. Heureusement, près de l'église, une commerçante locale fait recette avec ses glaces. 




La descente vers Walheim nous ramènera à Altkirch par la D432 et un crochet par E.Leclerc, où Koestlach s'est posé. En roulant à contresens sur ce que nous appelons la mini-autoroute, j'ai l'impression d'un grand vide. Le slowUp ouvre la voie temporairement à certains modes de déplacement quand il en bannit d'autres.


Un temps idéal pour ce premier slowUp organisé sans fausse note. 1000 bénévoles, 400 signaleurs et des porteurs de projet déterminés à convaincre que le Sundgau est bien une terre de vélo. Demain, nous ferons mieux que le grand frère d'Alsace centrale, dont la fréquentation ne dépasse pas les 45.000 participants, quel que soit le ciel.




21 août 2026

VIE LA VIE, UN HEBERGEMENT DE CHARME A L'ACCENT NEERLANDAIS


Bains-les-Bains, Vosges





Sur la route thermale entre les Vosges et la Haute-Saône, je recherchais un hébergement chez l'habitant à Bains-les-Bains, commune nouvelle de La Vôge. "Vie la Vie" m'a convaincu. Une bâtisse sur les hauteurs avec vue sur la cité, une architecture particulière avec une façade arrondie.

Dans cette commune de thermes où les logements vacants sont nombreux, comme l'offre d'hébergement, nous sommes accueillis par Miranda et Roy, un couple de seniors néerlandais. Fuyant le tumulte d'Amsterdam et aspirant au grand calme sans être trop éloignés de leur capitale, nos hôtes ont trouvé leur nouveau nid dans les Vosges voilà six ans. Ils ont acheté un ancien hôtel de 21 chambres pour en faire un établissement de chambres et table d'hôtes et gîtes pour visiteurs d'une nuit  ou plus et curistes. De fait la saison court sur une partie de l'année.

Roy est un grand gaillard qu'on ne verra que quelques instants. C'est l'homme des installations techniques et de l'agencement. Il aurait été mêmement agréable de converser plus longuement avec Miranda, qui a la classe d'une Charlotte Rampling. Le couple ne dînera pas avec nous, mais nous aurons l'agréable compagnie d'autres Hollandais, Ienne et Ineke, des époux cyclotouristes au long cours partis voilà deux semaines de Maastricht pour une boucle qui les fait remonter vers le nord. Lundi, comme moi, ils reprendront le travail. Chaque jour, ils parcourent plusieurs dizaines de km sur leurs montures d'une quinzaine de kilos. Ils ont une tente si d'aventure ils se posent dans un camping.




Nos voisins de table sont en mesure de nous faire la conversation en français, même s'il leur faut chercher les mots. On apprend que le gouvernement d'Amsterdam tergiverse dans la question climatique pour prévenir la colère agricole. On nous confirme par ailleurs la cherté de la vie au pays du vélo.

Miranda est aux petits oignons qui apprête le dîner de 19H30 sur la terrasse couverte. Un fond musical emprunté à une plateforme distille de la vieille chanson française. A ma grande surprise, je consomme du munster (qui ne sent pas, ça existe), avec sa salade d'endives. Suit du poulet enrobé de parmesan. Pour la dessert, une pavlova de capuccino. Le repas a été bien mené, escorté par un verre de rouge non identifié, un bordeaux ordinaire semble-t-il.






Notre chambre au bout d'un couloir donne sur le jardin. Elle dispose d'un balcon. Elle porte l'effigie de Marie-Antoinette, reine de France. Miranda semble apprécier notre Histoire mais ne sait nous vendre la cuisine de son pays. Elle aurait pu nous parler du stamppot par exemple. Dans notre espace décoré avec soin, rien ne manque, ni la cafetière, ni la bouilloire. Nos lits sont séparés mais accolés. La seule ombre au tableau est olfactive. Un désodorisant puissant envoie de la vanille de synthèse dans l'armoire. Le volet roulant est peut-être lourd à actionner pour une personne diminuée. Mais l'endroit est impeccablement tenu. Proche de la forêt, dans un environnement propice à l'écoute des insectes nocturnes. Nous passerons une longue nuit à récupérer, avant de retrouver nos cyclos sur le départ.


💛💛💛💛




"Vie la Vie" a été le nom déjà de la précédente adresse.
13, rue du Million 88240 Bains-les-Bains

www.vielavie.eu 

06 45 92 23 70