26 juin 2026

JOUECLUB ALTKIRCH A 30 ANS






Dans un marché pas toujours facile, c'est une affaire qui connaît un fort développement. JouéClub Altkirch vient d'avoir 30 ans. Une success story familiale. 



En juin 1996, Alain Bourgeois-Muller démarrait dans le jouet rue Henner, en reprenant une affaire de gros, contre l'avis de son banquier qui ne lui donnait pas long cours. Il aurait dû être kiné, mais c'est dans la vente qu'Alain a fait carrière. 
Altkirch lui offrait une opportunité. Il l'a saisie. Il a réussi. Il n'a eu de cesse de développer l'entreprise qui, en 30 ans, aura changé 3 fois de localisation. Le magasin spécialisé se retrouve même à l'étroit aujourd'hui dans la dynamique zone commerciale de la basse ville entre un supermarché et une enseigne de sport. 500 m2 pour une demi-douzaine de collaborateurs.

Alain Bourgeois aura connu une expérience complémentaire dans l'agglomération mulhousienne, mais c'est bien le berceau sundgauvien qui fait la force de l'affaire de famille. Hélène, sa fille, aurait pu faire valoir ses talents dans les arts plastiques. Elle dirige aujourd'hui Altkirch et son petit frère Sierentz (né en 2022) en ayant beaucoup appris aux côtés de son père et de cet univers fabuleux du jeu. Alain a pris sa retraite il y a quelques années. Il a présidé depuis Bordeaux la coopérative JouéClub, une grande famille de commerçants indépendants. Il savoure les résultats et la transmission. La 3e génération est en préparation avec Robin, le fils d'Hélène.

Le jouet, c'est souvent du volume dit l'ancien dirigeant. Pour Hélène, son commerce n'est pas un magasin comme les autres. On y fête les anniversaires, on y donne des animations. Et on y croise de plus en plus d'adultes qui ont aussi leurs jouets. Par passion ou, parfois, par spéculation. C'est le cas avec les cartes Pokémon.

Actuellement, c'est la fièvre du Mondial de football avec ses nombreux produits dérivés, dont la reproduction en briques de la Coupe.

19 juin 2026

SE FAIRE UN WESTERN A EUROPA-PARK






Le 4 juillet, l'Amérique célébrera le 250e anniversaire de son indépendance. Europa-Park vient d'inaugurer son "Riverside Western Lodge", un an après la transformation du Camp Resort en Silver Lake City. Désormais, à deux pas du parc d'attractions leader mondial, la famille Mack offre une nouvelle destination touristique. 







Europa-Park n'avait pas 25 ans quand en 1998 on l'enrichissait d'un terrain de camping - caravaning. C'était la période pionnière du Western Resort. Les tipis, roulottes, maisons en rondins allaient suivre au fil du temps, tandis que naissait l'univers du Grand Ouest américain. La thématique s'est considérablement renforcée et depuis l'an dernier, nouveautés et extensions ont contribué à un lieu de loisirs à part entière, comme l'est plus loin l'univers aquatique Rulantica. On appréciera le parking à étages neuf de près de 600 places et la nouvelle voie d'accès et on croisera le regard de Clint Eastwood  en prenant chambre au "Riverside Western Lodge". 119 cellules pour 532 lits supplémentaires. 








La nouvelle rue pose l'ambiance. Il ne manque rien. Même pas la chapelle 18e qui peut accueillir une noce d'une vingtaine de personnes. Au onzième coup de cloche, le nouveau village était inauguré sous un soleil implacable quand un an plus tôt il pleuvait des cordes. 








Les architectes et concepteurs de l'empire Mack ont arpenté les décors d'Almeria en Espagne pour inspirer leur cité western. Après les western spaghetti, les bâtiments et leur environnement pourraient se prêter à de nouveaux tournages. En attendant, c'est une paisible cité qui reçoit ses visiteurs en quête de dépaysement ou amateurs de l'Amérique des bâtisseurs.






www.europapark.de/fr/accomodation/silver-lake-city 

 

12 juin 2026

CERNAY MOBILISE POUR RELEVER ST-ETIENNE







Ce jour-là, un enterrement devait s'y tenir. Le 20 mai, un incendie se déclarait dans le chœur de l'église St-Etienne de Cernay ( Haut-Rhin). Les flammes ont emporté le maître-autel de 1890 avec une œuvre de Feuerstein. La chaleur intense a atteint les jointures de l'orgue et le coffret électrique à l'autre bout de l'édifice, tandis que les fumées ont souillé les murs. Ce matin, nous avons pu constater l'étendue des dégâts protégés par un masque, comme lors de la Covid. Comme un miracle, le tabernacle a été épargné. Le sinistre, dont l'origine sera déterminée par l'enquête sous l'autorité du procureur de Mulhouse, a créé un choc à Cernay. C'est le plus grand et le plus beau bâtiment de la ville pour le maire Michel Sordi, qui l'avait avec son équipe municipale réhabilité pendant de longues années au prix d'un bon million et demi d'euros.  L'ancien député devra peut-être aller au bout de son mandat local pour inaugurer la réfection d'une église déjà frappée par les guerres mondiales. Cernay sait la résilience et se relever.








Après l'émotion vient l'inventaire. Ce 12 juin marque le lancement d'une campagne de collecte de dons sous l'égide de la Ville, du conseil de fabrique et de la Fondation du Patrimoine. A cette fin, une convention de partenariat a été signée à l'hôtel de ville. On espère réunir 100.000 €, une somme largement atteignable pense Claude Mongars, délégué haut-rhinois de la fondation, surtout dans une cité industrielle et commerciale. Mécènes et particuliers sont les bienvenus, qui pourront faire valoir une déduction fiscale. La voisine Thann avait déjà débloqué 3000 € et les localités de l'intercommunalité proposé leurs églises en cas de besoin.

St-Etienne restera muette  un certain temps. Les offices sont délocalisés dans l'église diocésaine du St-Esprit. Et s'il est peu probable de reconstruire à l'identique le maître-autel en bois, on pourra toujours s'inspirer de son jumeau de Scherwiller.




Photo Ville de Cernay





www.fondation-patrimoine.org

5 juin 2026

SUNDGAU ET KOCHERSBERG FONT LA NOCE A L'ECOMUSEE

 





L'Ecomusée d'Alsace n'est pas à la fête avec ses déboires financiers, mais pour oublier cette nouvelle mauvaise passe, son public est invité à un mariage alsacien typique du siècle dernier. Un spectacle qui unit salariés et bénévoles du musée vivant d'Ungersheim. 

On commence à prendre goût aux coproductions Ecomusée - La Fabrik. Ils sont une trentaine à avoir été embarqués dans l'aventure dirigée par Gabriel Lebrun, "Une noce haute en couleurs", donnée jusqu'au 13 juin.





Le village reconstitué figure une commune alsacienne telle qu'elle aurait pu exister en 1920. Le décor est posé. Juin 1923 à Eltingen, un nom inventé, mais qui sonne sundgauvien. C'est jour de fête , car Marie va prendre époux en la personne de Louis. C'est au moment de la photo de famille que le public est versé dans l'histoire, qu'il va vivre dans une chronologie inversée. Deux familles, deux mondes. Le père de la mariée est un paysan sundgauvien qui s'est enrichi et assoiffé de pouvoir, celui du prétendant est un batelier du Kochersberg. Sur fond d'argent, de politique et de coutumes locales. Les personnages sont authentiques, altiers Bas-Rhinois, abrupts fermiers sud-alsaciens, cuisinière généreuse, tourtereaux sympathiques. Mais les traits sont forcés pour le chargé d'âme addict au breuvage et le notaire qui n'a pas la tête de l'étude. On n'oublie pas le chouchou du public, l'inénarrable Seppi.



 
Les spectateurs remontent les derniers jours avant la noce qui manque de tourner au fiasco sur une révélation. Mais l'argent permettra de garder l'église au milieu du village  et bien sûr l'amour triomphera.

L'Ecomusée fait la noce quatre soirs, comme dans les grands mariages d'antan. 
Jusqu'au 13 juin 17H30, 19H15, 21H. 75 minutes de spectacle itinérant. Avec la participation de Röschti, un des quatre bœufs du site.