L'Ecomusée d'Alsace n'est pas à la fête avec ses déboires financiers, mais pour oublier cette nouvelle mauvaise passe, son public est invité à un mariage alsacien typique du siècle dernier. Un spectacle qui unit salariés et bénévoles du musée vivant d'Ungersheim.
On commence à prendre goût aux coproductions Ecomusée - La Fabrik. Ils sont une trentaine à avoir été embarqués dans l'aventure dirigée par Gabriel Lebrun, "Une noce haute en couleurs", donnée jusqu'au 13 juin.
Le village reconstitué figure une commune alsacienne telle qu'elle aurait pu exister en 1920. Le décor est posé. Juin 1923 à Eltingen, un nom inventé, mais qui sonne sundgauvien. C'est jour de fête , car Marie va prendre époux en la personne de Louis. C'est au moment de la photo de famille que le public est versé dans l'histoire, qu'il va vivre dans une chronologie inversée. Deux familles, deux mondes. Le père de la mariée est un paysan sundgauvien qui s'est enrichi et assoiffé de pouvoir, celui du prétendant est un batelier du Kochersberg. Sur fond d'argent, de politique et de coutumes locales. Les personnages sont authentiques, altiers Bas-Rhinois, abrupts fermiers sud-alsaciens, cuisinière généreuse, tourtereaux sympathiques. Mais les traits sont forcés pour le chargé d'âme addict au breuvage et le notaire qui n'a pas la tête de l'étude. On n'oublie pas le chouchou du public, l'inénarrable Seppi.
Les spectateurs remontent les derniers jours avant la noce qui manque de tourner au fiasco sur une révélation. Mais l'argent permettra de garder l'église au milieu du village et bien sûr l'amour triomphera.
L'Ecomusée fait la noce quatre soirs, comme dans les grands mariages d'antan. Jusqu'au 13 juin 17H30, 19H15, 21H. 75 minutes de spectacle itinérant. Avec la participation de Röschti, un des quatre bœufs du site.




