4 juillet 2019

BOL D'AIR SON ET LUMIERE : SIRENES BRESSAUDES

Photo michel-l.com



Depuis plus de 30 ans, Bol d'Air fait voler, planer, slalomer, crapahuter, vivre des sensations fortes à La Bresse, capitale des Hautes-Vosges. La PME de Régis Laurent est connue entre autres pour Fantasticable, Bol d'Air Line, Parc d'Aventure et Bois des Lutins. Mais l'entrepreneur venu du parapente a toujours une idée en tête. Cette année, la tribu Bol d'Air élargit son activité à une animation d'été, le son et lumière.
Il nous a été donné de le partager avec des journalistes parisiennes à mi-parcours, le 28 juin.

Vendredi soir de canicule. La petite laine ou la veste ne s'impose pas pour la fin de soirée. Nous sommes dotés d'un bracelet fuchsia indiquant la représentation de 22H30. Dans l'attente de la pérégrination nocturne, le public peut consommer au village gourmand, une entrée en matière conviviale.



Le spectacle s'intitule « Sur le Sentier des Lumières – à la recherche d'un chemin de vie ». Une promenade animée sur un millier de mètres au départ de La Clairière aux Cabanes, les hébergements insolites de Bol d'Air. Nous sommes conduits par des moines tenant flambeau. Une femme s'est glissée dans ce personnel aussi muet qu'une carmélite. La nuit est tombée, nous avançons et longeons les chalets. Rapidement le premier arrêt. Une forme de maison devient écran animé avec des voix de gamins d'aujourd'hui, tout rivés à leurs écrans connectés. C'est l'histoire d'un enfant de 2019 que nous raconte le premier son et lumière, un geek qu'il va falloir reconnecter avec ses racines, son territoire, le monde du vivant. Quatre scènes, dont trois en forêt, pour les quatre éléments terre, eau, air et feu. Le petit bonhomme est appelé à se laisser guider par « l'esprit de la forêt » pour apprendre d'où il vient et se mettre en quête du « Boss »... Son itinérance est ouverte par des fées espiègles qui usent des mêmes expressions des cours de récré. Une dissonance qui s'ajoute au vocabulaire limité du petit Vosgien. Non mon petit, ce n'est pas très cool tout ça.



Au bout des deux premières scènes, notre groupe de journalistes a fondu comme le névé des hautes-chaumes. Mes consœurs de Paname en ont suffisamment vu pour s'accrocher. Du reste, elles sont éreintées par leur voyage de presse. Dominique et moi irons au terme de l'aventure, dans cette contrée défrichée jadis par les moines justement. La tour de Bol d'Air est dans son habit de lumière.
C'est le moment de faire la promotion des activités du site de loisirs sportifs, pendant qu'un collaborateur effectue un saut à l'élastique et que sourd Fantasticable...
Le final se déroule dans un décor industriel avec forgeron mais surtout avec un étrange personnage tout en blanc sur un cycle de clown. Des cavaliers figurent les envahisseurs. Une jolie voiture de luxe parade. Mais le « Boss » n'est pas celui qu'on croit.




Un spectacle pour revenir à l'essentiel, mobilisant beaucoup de moyens techniques et matériels. Une forêt sublimée par les lumières et le son. Malgré son enthousiasme, le petit garçon va à n'en pas douter se reconnecter sans délai à ses sirènes d'aujourd'hui.

« Sur le Sentier des Lumières » jusqu'au 6 juillet à La Bresse
03 29 25 62 62

www.bol-d-air.fr/lumieres


Collation d'au revoir

3 juillet 2019

RIQU'ECO TOUR : LE SCOOTER DES VIGNES


Avec le développement de l'oenotourisme, les vignerons doivent offrir de nouveaux services et possibilités à une clientèle en quête d'inédit. On connaît le VTT, le VAE, le gyropode... Depuis deux semaines à Riquewihr, les touristes comme les locaux peuvent s'essayer au scooter électrique.




En descendant du Kut'zig (voir « Kut'zig, la mobilité décoiffante du vignoble colmarien », un scootériste est venu à notre rencontre. Daniel Klack, maire de ce village médiéval et depuis peu loueur de scooters électriques. Dans sa commune de près de 1200 âmes passent annuellement bientôt 2 millions de touristes. Il faut occuper tout ce monde. Et c'est naturellement que l'élu et vigneron a trouvé ce nouveau moyen de locomotion. Le produit est à l'expérimentation, de façon à l'adapter au territoire et aux utilisateurs. En fait, il s'agit d'une trottinette électrique aux airs de Harley, avec de gros pneus. 



Nous sommes une douzaine à l'apprivoiser depuis le garage où nous accompagne la famille Klack. Briefing, explication rapide du fonctionnement, remise d'une charlotte et d'un casque. Il convient aussi de mettre des gants. Bien qu'il s'agisse d'un scooter électrique, l'engin, de fabrication chinoise, est l'équivalent d'un 50 cc. Il faut être titulaire du permis de conduire. A partir de 14 ans, du BSR auto-école. Et s'assurer d'être couvert en cas d'accident.



Nous n'allons pas nous aventurer dans une longue randonnée, juste une petite virée entre la cité du Dolder et Kaysersberg. La mini-monture ne peut démarrer si la béquille est enclenchée. Les pieds à plat, on tourne à peine la poignée et ça part en descente. Nous voilà en file indienne à la sortie de Riquewihr. Très vite sur un chemin de terre. L'apprentissage prend quelques minutes. Très vite à mon aise, je m'autorise un puis plusieurs dépassements. Avec trois niveaux de vitesse, chaque pilote pourra trouver son rythme. Je finirai par le plus élevé, qui me permet d'entrer à KB à 46 km/h, sans pouvoir aller au-delà.
Le scooter électrique est dans l'air du temps, ni bruyant, ni polluant à l'usage. De plus c'est une belle machine. 



Daniel Klack propose des tours avec ou sans accompagnateur, à partir de 30 € 1H30 par personne. Prévoir une caution de 300 € le scooter.
En option, dégustation de vin et visite d'une vieille cave alsacienne au Domaine de la Tour Blanche. 10 € par personne.
Option 2 en partenariat avec le restaurant Le Médiéval, menu spécifique pour 26 € hors boissons.

Riqu'Eco Tour à Riquewihr

06 09 80 86 50
@riquecotour


#scooterelectriqueriquewihr#riquecotour



Daniel Klack 


2 juillet 2019

ATELIER BOUGIES : CONSUMER VOSGIEN



❤❤❤


La bougie naturelle des Vosges est conçue et fabriquée à Remiremont. Visite de l'Atelier Bougies de Sandrine Cortese, un univers de douceurs olfactives.

Sandrine est une quadra pimpante et accueillante. Il faut passer par le jardin pour entrer dans son atelier fort heureusement climatisé, bien que la fusion de la cire se situe à 55°. Elle a créé sa petite entreprise en 2016, après une année d'essais dans sa cuisine. Les bougies ont toujours attiré la jeune femme, qui a monté l'Atelier Bougies, une manufacture de produits parfumés, colorés et naturels. La créatrice réalise ses formes à base de cire de soja, de colza ou de palme, plus chère que la paraffine, mais s'approvisionne en colorants de synthèse en Allemagne et fait son marché des senteurs à Grasse. Sandrine utilise une quinzaine de parfums, éventuellement des huiles essentielles, pour façonner des piliers, des œufs, des fleurs et des pommes de pin. Elle conseille de faire brûler la mèche de coton 1 heure 30 à 2 heures la première fois, de façon à liquéfier toute la surface et à ne pas creuser un cratère. « La cire mémorise la première combustion » affirme l'artisane. Ses bougies se consument en une quarantaine d'heures. Sa meilleure vente est la boîte métallique, qui renferme 180 g de cire. Tout est recyclable et réutilisable ici, avec la porcelaine et le verre de Bourgogne – Franche-Comté. Pour la fête des mères, Sandrine s'est mise à la bougie à bijou, un concept tendance. Si elle travaille avec une quinzaine de revendeurs en France, la fée aux bougies vend aussi en ligne et sur place. A terme elle pourra peut-être ajouter un emploi à son entreprise qui a séduit le cabinet de Mme Macron. 




« Les bougies racontent une histoire, une rencontre ». En contemplant celle qu'elle m'a offerte, je pense à la fille de Remiremont, la Belle des Vosges. 


Atelier Bougies à 88200 Remiremont www.atelierbougies.com
06 78 10 14 59




KUT'ZIG, LA MOBILITÉ DÉCOIFFANTE DU VIGNOBLE COLMARIEN





 Kützig  en alsacien signifie ébouriffé. En allemand on dirait verstrubbelt.
Kut'zig est la nouvelle offre de mobilité touristique de LK Kunegel, le transporteur familial de Colmar. Ce nom qui n'est pas tiré par les cheveux a été puisé justement dans la mémoire d'un jeune adulte dont la grand-mère pointait le désordre capillaire dans son dialecte.
Kut'zig désigne le tourbus route des vins d'Alsace.



Le concept est à l'étude depuis des années. Avec l'arrivée de la LGV, les touristes sont plus proches de l'Alsace et de sa légendaire route des vins. Mais le week-end, faute de lignes régulières de cars, il devient compliqué de prendre le chemin du vignoble. LK a créé Kut'zig, qu'il ne qualifie pas de produit touristique, c'est juste un outil de mobilité. La société a acquis et fait transformer au Portugal un minicar Iveco en car cabriolet. Mis en circulation le 28 juin, nous l'avons testé ce 1er juillet. Un deuxième véhicule est commandé.



10H11, départ de la gare de Colmar. La famille Kunegel, Daniel le PDG en tête et les représentants d'Alsace Destination Tourisme le fidèle partenaire, accueillent la presse trinationale. Mes vieilles connaissances bâloise et fribourgeoises sont du voyage. Le car rouge vif en partie couvert est inratable. Il annonce une capacité de 28 places, vite garnies. Il fait bien chaud encore, on nous distribue de l'eau.
En temps normal, le véhicule couvre une rotation elliptique depuis Colmar, parmi les « Perles du vignoble » Ribeauvillé, Riquewihr, KBV et Eguisheim. Le Naturoparc de Hunawihr, Turckheim et Voegtlinshoffen pour son point de vue sont aussi dans cette boucle effectuée dans les deux sens à raison d'un passage toutes les 3 heures. Moyennant 15 € tarif adulte la journée, l'utilisateur monte et descend à sa guise pour visiter une ou plusieurs localités. En six heures et demie, nous n'aurons le temps que de nous arrêter dans trois d'entre elles.



10H50, Riquewihr. Un scootériste vient à notre rencontre. C'est Daniel Klack, la maire de ce village de 1100 âmes qui reçoit annuellement 1,8 M de visiteurs. Laurianne Gross, directrice de l'OT est là aussi. Vigneron, Daniel Klack s'est diversifié dans la location de trottinettes électriques. Notre groupe se scinde en deux, une partie va enjamber ces nouvelles machines, tandis que l'autre gravira sous la chaleur la tour du Dolder, emblématique de la commune.

Déchiffrer le patrimoine de Riquewihr 

Vers midi, Kaysersberg Vignoble. Les deux groupes se reconstituent au Chambard. D'autres journalistes nous rejoignent pour la conférence de presse dédiée au Kut'zig. En quatre jours, près de 100 billets se sont vendus, indique Daniel Kunegel, toujours traduit en allemand par l'experte Fabienne Fessler d' ADT. L'investissement se monte à 400.000 €. A l'issue de ce rendez-vous formel, le déjeuner est servi au caveau de la winstub d'Olivier Nasti. Une belle partition de saveurs du terroir.






Vers 15H, un autre ancien « village préféré des Français », Eguisheim. Une présentation rapide là encore avec l'OT avant le retour vers Colmar. 







Chemin faisant, nous avons pu apprécier les paysages viticoles et le clocher vrillé de Niedermorschwihr, photographier Turckheim depuis un promontoire, garder les cheveux au vent pour ceux qui étaient assis au fond. Par grand soleil, prévoir le chapeau ou une casquette tout de même. En cas d'ondée, l'habitacle est refermable rapidement à la force du conducteur. Et climatisé bien sûr. Le transporteur s'emploie à améliorer ce qui peut l'être. Un peu plus de place entre les sièges ne serait pas un luxe, même si ce n'est pas un car Macron. Enfin, le logo de Kut'zig  reprend étrangement le g, mis en majuscule  et doté d'une chevelure. La tête d'un cheval au galop. Kützig dans mon dialecte signifie aussi  sauvage... Aux touristes les espaces de liberté sur la route de 66 ans !


www.kutzig.fr 
hello@kutzig.fr 

03.89.24.76.65


#kut'zig#tourbusalsace#lkkunegel#routedesvinsalsace




25 juin 2019

LES VOSGES , TERRAIN DE SPORTS NATURE

Marine et Rémy Absalon



Trois jours dans les Vosges pour une immersion dans les sports de pleine nature. 


C'était en mai, quand les températures redevenaient juste printanières. Pour se mettre en condition, une randonnée semi-nocturne au cœur du parc régional du Ballon des Vosges avec Gwen Fouché. Une promenade contemplative à récompense inespérée : la rencontre, tout près, d'un chamois. Voir « L'hôte des hautes chaumes » (blog Agapes et Escapades de Pascal). En apéritif, Lana nous avait proposé une vue plongeante sur l'énigmatique lac de Retournemer, en forme de cœur opaque à Xonrupt-Longemer. A côté, la Roche du Diable, promontoire sur la vallée des lacs.

Le lac de Retournemer






Gwen Fouché




Le lendemain matin, étape incontournable à La Bresse, Bol d'Air Aventure, pour une descente sur la Bol d'Air Line, une attraction grand public que j'avais testée et qui nous fait slalomer entre les arbres assis dans une nacelle individuelle. Une minute trente, peut-être plus, plaisante à quelques mètres du sol.





L'après-midi, nous ne sommes que trois à être pris en charge par une tête familière, Rémy Absalon, le frère de Julien. Il y a dix ans environ, c'était lui qui nous avait initié au VTT descente sur la route des crêtes. Avec la charmante Marine du CD 88, c'est parti en minibus pour la station de La Bresse. Le pilote enduro est aussi chef d'entreprise. Avec Irwego, il propose des séjours sur mesure et des sorties qui vous font passer par les plus beaux spots du massif vosgien. Sur la remorque, les vélos sont apprêtés à nos gabarits. Aujourd'hui, nous avons le privilège d'essayer des VTT à assistance électrique. Des engins de plusieurs milliers d'euros évidemment, avec quatre niveaux d'aide. L'immense parking sert de piste de lancement. Je ne fais quasiment pas de VTT, mais je savoure le moment, profitant d'une machine qui va me propulser à près de 25 km/h dans une ascension forestière. Je reste prudent en passant par le chemin B truffé de racines. Chacun y trouvera son compte, même Daniel notre doyen.




Ma journée avait commencé aux aurores. Hébergé à proximité du lac de Gérardmer, je ne pouvais pas manquer mon rituel matinal en ce lieu, le tour de l'étendue d'eau à petites enjambées. A ce moment de la journée, on ne croise pas grand-monde, un promeneur de chien, quelques pêcheurs, un photographe et un autre joggeur, aguerri, qui me cloue sur place. Je mets toujours une bonne trentaine de minutes pour boucler le circuit. Environ 6,5 km de terrains divers, le sentier, le sable, les roches, le bitume, les sous-bois.



Le troisième jour sera consacré à l'eau. Nous ne sommes toujours que trois candidats pour une leçon de kayak avec Anthony, moniteur de l'AS Gérardmer CK. Un garçon cool dans son embarcation. Sous le regard amusé des filles plus efficaces que mon binôme, nous parvenons tout de même à nous emmener au milieu du lac. Le K2 avance quand les deux rameurs sont coordonnés. Ce matin, nous sommes quasiment seuls sur une mer d'huile. Une bonne école pour ceux qui veulent pousser vers les eaux vives.




#gwenfouche#remyabsalon#irwego#gerardmercanoekayak#boldair#labresse#jevoislavieenvosges 

@lefrancofil.com 
@dominiqueperonne Bol d'Air à La Bresse





11 juin 2019

MUESPACH : UN TRAIN - TOTEM



Philippe Huber, maire de Muespach 



Belfort a sa motrice TGV surplombant la Comtoise, Muespach s'est donné une réplique de 040 sur un pont.



Muespach, dans l'arrière-pays sundgauvien, à équidistance de Bâle et d'Altkirch, a renoué avec une silhouette familière, celle de la locomotive vapeur qui au siècle dernier traversait le ban communal.

Voilà 64 ans, les Muespachois voyaient passer l'ultime train de voyageurs. A l'époque il était déjà question de fermeture de ligne au nom de la rentabilité. Les aînés se souviennent du "Bummelzug", ce train lent assurant la liaison entre le bourg commercial et industriel de Waldighoffen et la ville frontalière de Saint-Louis. La desserte avait été mise en service en 1915. Elle aura connu les deux guerres mais son trafic déclina avec le temps. Le 6 juin 1957, un paraphe ministériel la condamna définitivement.



Aujourd'hui il reste un pont en béton permettant la double voie. C'est sur ce vestige que la municipalité avait rêvé de rappeler le "Bummelzug". L'idée d'une machine a été vite oubliée, un village de 900 âmes n'ayant pas les moyens d'un tel investissement. Mais au conseil municipal, il y a des talents. Ainsi l'adjoint Louis Gretter qui a relevé le défi de reproduire à l'échelle 1 la silhouette d'une 040 et son tender.
Une sculpture métallique imposante d'une quinzaine de mètres sur plus de quatre de haut. Des centaines d'heures de travail à partir des plans de Christine Griggio. 



A l'inauguration de cette installation le 9 juin, une centaine de personnes étaient présentes, applaudissant ce travail remarquable qui dans la pénombre rend le convoi encore plus crédible. 

Le Pays du Sundgau et d'autres partenaires ont apporté leur contribution à ce projet, clin d’œil à la mobilité dont Muespach se revendique ambassadeur.





Il n'aura échappé à personne non plus le drapeau rouge et blanc de l'Alsace. Le village d'Elise reste la capitale des Alsaciennes révoltées. Si la mascotte de foin a fini par dépérir, la réplique métallique du "Bummelzug" est forgée à l'épreuve du temps. Et comme on ne veut toujours pas du Grand Est, ni ici ni ailleurs, les Muespachois peuvent faire de leur totem un "Brummelzug", un train de contestataires.




#muespach#bummelzug

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