26 décembre 2025

ECOMUSEE : QUATRE POUR L'ESPRIT DE NOEL




Quand les marchés de l'Avent s'éteignent, il reste l'Ecomusée d'Alsace pour prolonger cette merveilleuse période de Noël jusqu'à l'Epiphanie. En complément de sa saison hivernale, le musée vivant d'Ungersheim a créé pour la première semaine de vacances scolaires un spectacle intitulé "Sacrées lumières". Une déambulation contée d'un peu plus d'une heure, conçue, écrite et réalisée  par les personnels bénévoles et salariés, avec le concours de La Fabrik et du metteur en scène Gabriel Lebrun. On a fouillé les archives, sondé la mémoire collective, posé la fiction autour de 4 personnages principaux.





 L'Ecomusée reconstitue un village alsacien du début du siècle dernier. Ainsi, le public par groupes de quelques dizaines, est renvoyé dans les années 1920. Pourtant, c'est une vidéo  qui ouvre le spectacle. Saint Nicolas , Hans Trapp, le Christkindel et Frau Berchta solidement ancrés dans nos contrées alémaniques voient poindre d'Amérique un bonhomme qui pourrait leur faire de l'ombre, Santa Claus. Pas question de se laisser faire et ce quarteron va s'employer à rester dans la lumière, revendiquant chacun "l'esprit de Noël".  Le veilleur de nuit fait fonction de guide vers les aires de jeu. Sous le pigeonnier de Rumersheim, le maire  bourgeois échange avec son épouse mais reste couard quand surgit le Hans Trapp (le père Fouettard). Le Christkindel ( l'enfant Christ) est aussi présent. A la forge, Joseph l'artisan du feu fait la conversation à Marie la sage-femme quand telle une fée arrive Frau Berchta, la déesse de l'hiver autrefois. Et à la ferme, saint Nicolas s'en vient trouver les domestiques ruraux. Les 4 personnages majeurs se retrouveront autour du sapin qu'il faudra mettre en lumière. Y parviendront-ils ?





Jusqu'au 28 décembre à partir de 17H30. 4 représentations par soirée.
La saison de l'Ecomusée s'achèvera par les Rois Mages le 4 janvier.
  

23 décembre 2025

BALSCHWILLER ET LA HUTTE DU PERE NOEL





Ils sont entrepreneurs paysagistes, chacun avec ses spécificités. En Avent, ils animent La Hutte chez eux à Balschwiller dans le Sundgau. A proximité de la boulangerie du village, le pré qui précède leur maison se transforme en sapinière. Depuis quelques années, Quentin et Christophe vendent en effet du sapin de Noël. Ils ont trouvé un fournisseur au Danemark, qui leur livre des centaines d'arbres "de premier choix", essentiellement du Nordmann. Mais ce sont encore des décorations de saison, couronnes de table et de porte, articles à poser et à suspendre. Et ce qui fait le charme de La Hutte, c'est la cabane avec son espace convivial pour partager un en-cas et une boisson chaude. Avec le temps, les améliorations se succèdent. Chose inédite, les exploitants ont pu trouver le même mobilier en récupération. Quand la bise vient chatouiller la joue, on apprécie le rideau qui ajoute à l'intimité du lieu, près du poêle à bois, en compagnie d'Hermine la chatte. 





La guinguette propose des produits du terroir et met à contribution les artisans et agriculteurs locaux. On était venu acheter un sapin, on revient prendre un vin chaud et refaire le monde. Les gens du village se retrouvent, ceux des alentours s'invitent à leur tour et la communauté de fidèles grandit hiver après hiver. Le 24 décembre tout s'arrête, avec un pincement au cœur peut-être mais aussi le plaisir de pouvoir enfin se poser après un mois sans répit. En se donnant rendez-vous pour la crémation des sapins le 17 janvier. Les arbres défraîchis flamberont sous les regards des Huttiens autour de la tarte flambée. 





10 décembre 2025

Bye Bye Bar


 


C est une porte que je ne pourrai franchir
C est ici que nous devons nous séparer
Dans ce hall où les hommes étreignent épouses et compagnes en partance
Le café s appelle "Bye Bye Bar "

Derrière nous un sapin scintille de tous ses ors

Tu aimerais m emmener
Je voudrais te retenir
J ai peur de ne pas t avoir tout dit
Mon coeur est au bord du naufrage
Il pleut dans tes cheveux

Une douce chaleur enveloppe les boutiques festives

Je te promets de t aimer toute ma vie
Jusqu'à mon dernier souffle
Notre dernier baiser enlève un pan de notre bonheur
Ta belle silhouette s efface

Dans l aéroport chante White Christmas

10 décembre 2015 Zurich

9 décembre 2025

WESSERLING DANS LES PAS DU MANNALA




Loin de la foule des marchés de Noël, le Parc de Wesserling termine l'année et sa saison sur "Noël au jardin".


Après "Les Aventures du Petit Chaperon rouge", les personnels salariés et bénévoles de l'écomusée textile ont créé "L'étrange Noël du Petit Bonhomme de Pain d'épices" pour la fin d'année.
Un conte humaniste mêlant partage, convivialité et rêve pour la 20e édition. Une promenade féerique pour petits et grands, en famille, entre amis…





Le public, par petits groupes de 30 personnes, s'engage dans les jardins encore garnis des vestiges de l'été à travers un parcours théâtralisé, du château à l'étable. La balade contée s'achèvera sur un moment de convivialité. Evidemment à Wesserling il y a toujours une référence historique. Pour Noël, les patrons de la manufacture invitent le personnel. Or en cuisine, un bonhomme de pain d'épices prend vie. Le conte commence.










Jusqu'au 30 décembre de 17 à 21H, sur réservation. 

3 décembre 2025

MA THAILANDE 2025 / MASSAGE A L'HUILE






Nous ne pouvions pas aller en Thaïlande sans tester un massage. Rattana Hotel qui nous héberge à Phuket propose des prestations à partir de 250 THB (moins de 8 €) sur réservation. Nous serons cinq à commander des soins différents.

Sur les coups de 18H, une équipe de masseurs prestataires arrive. Pour moi, ce sera un massage à l'huile pratiqué par l'homme du groupe, Sa, qui se présente avec une casquette et une mallette remplie de flacons. Un petit gabarit qui me fait penser au regretté acteur  Yul Brynner. Tandis que les femmes se font masser en chambre, il m'est proposé de faire mon soin dans un endroit inattendu, au bord de la piscine, sur un matelas de lattes… Heureusement, Sa dispose une serviette et finira par me trouver un coussin pour soulager ma tête. Je porte un slip qui se révélera inutile, Sa me le descendant souvent pour travailler le fessier. Un cache-sexe aurait été approprié, encore que la nuit soit venue et qu'il n'y ait personne à proximité. Le travail durera finalement un tour de cadran et demi, le temps que Sa appuie sur l'ensemble des muscles et articulations de mon corps. Il manque me faire une clé de bras, il appuie fort et longe les artères. C'est surtout ses doigts pointus qu'il enfonce dans mes paumes, ouf  les ongles sont courts. Sa reprend des gestes que Parinda pratique, comme l'étirement des phalanges. 




Je ne sais pas si je me sens plus détendu après, en tous cas j'ai pu apprécier un massage viril, soulagé d'avoir évité la version sportive ou thaï. Mais le plus incroyable reste le cadre, ce parquet séparé par un mur ajouré d'une artère bruyante avec le chant de l'eau, dans la nuit de Phuket.
Sa me demandera 400 THB. Il me tient l'avant-bras. Le contact s'est donc bien passé dans un temps de lâcher-prise où on livre son corps à un inconnu, mais qui connaît son métier.




2 décembre 2025

MA THAILANDE 2025 / CHALONG BUFFET

 



18H45. Rattana Hotel à Phuket. Un taxi nous prend alors que la pluie revient sur Phuket. Une avenante chauffeure nous conduit dans la nuit sur une artère.
Nous allons dîner au buffet Chalong.

Une grande halle semi-ouverte fait office de lieu de restauration et d'aire de stationnement pour deux-roues. Dans le brouhaha nous atteignons notre table, la 41, seulement couverte de deux sous-plats. L'endroit est presque plein, je ne sais pas si c'est en rapport avec le vendredi soir. A la louche, quelque deux cents convives, assis sur des bancs. 





Très rapidement, un employé dresse un grand bol contenant des briquettes incandescentes. Un autre le coiffe de la plaque de cuisson de marque KR et remplit d'eau l'espace prévu pour le bouillon. L'appareil est prêt à cuire. Il nous faut glaner les ingrédients de notre choix, répartis dans des présentoirs en inox. Poissons entiers, en morceaux, viandes diverses en filets, en tranches, fruits de mer, crustacés dont de généreuses gambas, brochettes marinées, tofu, herbes aromatiques etc. C'est un buffet. On compose, on dîne, on retourne. Pour la boisson, il faut aller au distributeur. J'ose le jus de litchi. 





Pour le dessert, glaces, pastèque, ananas, spécialités gélifiées. Par gourmandise, j'y reviendrai. Dans le public, des profils variés, du groupe de femmes festives aux jeunes en uniforme en passant par les touristes et les jeunes filles court vêtues. Le buffet coréen est comme notre raclette-party. Un moment de convivialité aux combinaisons culinaires multiples autour d'un foyer calorifique. A moins de 300 THB ce soir. Moins de 9 € par personne pour un repas à volonté.





28 novembre 2025

THAILANDE 2025 / LE JOUR LE PLUS LONG





Mercredi 26 novembre 


Notre nuit fut courte. Le réveil sonne à 01H30 (19H30 HDP mardi). La nuit est délicieusement chaude à Bangkok. Je considère une dernière fois le paysage que me donne de voir le balcon de notre chambre 515. Dans une heure, il faudra quitter notre éphémère séjour à Sinsuvarn Airport Suite, un bel établissement proche de l'aéroport Suvarnabhumi. Parinda n'a guère dormi. Au rez-de-chaussée, quelques touristes patientent aussi.




 A 02H30 précises, la navette arrive. Un sympathique employé de l'hôtel nous conduit mon épouse et moi vers le départ. A cette heure-ci, les voitures ne sont pas nombreuses mais l'aéroport est déjà fréquenté, tandis que les boutiques sont encore fermées pour la plupart. Nous n'avons que trois valises et un sac à dos dont le poids total est largement inférieur aux seuils fixés. Dix minutes auront suffi pour ce voyage en van et l'enregistrement se fera rapidement aussi. Idem pour le passage sûreté. Devant une imposante sculpture de Bouddha, un voyageur se recueille un instant. 

C'est l'occasion d'écouler encore nos baht. La coupure de 1000 s'envole vite par ici. Compter une centaine de baht pour un croissant (2,70 à 3€). 
Suvarnabhumi est immense mais les allées sont encore clairsemées. Nous devons gagner la porte D où les chaises sont abusivement occupées par des voyageurs avachis ou couchés. Au sol, un titre de vol. Je m'inquiète pour le détenteur qui l'aurait perdu mais que faire? Notre vol TK 0059 est prévu à 05H50. A l'embarquement, retardé d'environ trois quarts d'heure, quelque 300 passagers patientent. Nous montons à bord d'un Airbus A330, avion cher à Turkish, son 2e client. Un vol d'environ 9 heures nous attend, pour parcourir les quelque 7500 km séparant la capitale thaïlandaise d'Istanbul. Nous quittons le royaume par une température d'environ 30°. Nous arriverons ce soir dans l'hiver alsacien. 






12H30. Atterrissage à Istanbul Airport. L'air y est un peu plus frais mais je suis toujours en tenue estivale. L'aéroport est récent. Il est gigantesque. Contrôle de passeports. Les citoyens turcs à droite, les autres à gauche. Je me suis présenté trop tôt à la formalité, car nous voilà près de la sortie de l'aéroport. Heureusement je retrouve la zone Departures où il faut se soumettre à une nouvelle séance de contrôles documentaires. Un deuxième tampon turc. Et la sûreté. Beaucoup de monde. En deux semaines, l'aérogare d'IST s'est enrichie de décorations festives. Des boules géantes et même un sapin de Noël dans un pays musulman.




Les boutiques de luxe sont incontournables. Pour la restauration rapide, il faut mettre le prix. Nous n'allons pas convertir des euros en livres pour cette parenthèse aéroportuaire (1 € = 49,15 TRY), d'ailleurs les prix sont indiqués en euros. Mais il y a de quoi tomber de sa chaise en constatant les tarifs. 8€50 le croissant, 11 l'éclair. Même l'eau coûte un bras. Je propose des pains turcs et une petite bouteille d'Evian en verre. Elle sera collector pour 6 €, ce qui ramène le litre à 18...

Le transit sera effectivement court. Boarding annoncé Gate A1B à 14H50. Cette fois, ce sont les agents de la compagnie qui viennent à nous. On reconnaît les vacanciers seniors qui ont profité du soleil. Beaucoup d'autres ont déjà ajouté une ou des couches à leurs vêtements. 4° sont affichés à Bâle. On monte dans un A321, vol TK 1925, pour les derniers 1850 km de voyage en avion. La cabine est de nouveau pleine. Il est environ 16H10 à Istanbul. Je vais encore rectifier l'heure de ma montre. A Mulhouse, il est 14H10. A Bangkok, 20H10. Les kilomètres défilent et bientôt l'EuroAirport est proche. A ma sortie, je suis toujours en t-shirt. 
Evidemment, un dernier passage passeports. Depuis l'instauration du nouveau système, la procédure peut engendrer une forte perte de temps. Je suis redirigé vers un contrôle basique, la borne numérique refusant l'accès à mon titre pourtant récent. Et à la sortie France, voilà qu'un grand gaillard de douanier me demande ce que j'ai à déclarer. Mais rien bien sûr, nous revenons de vacances familiales en  Thaïlande… Quelques mètres plus loin, notre chauffeur et ami Denis nous attend. Bienvenue chez nous avec 30° en moins !






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