7 janvier 2019

MURIEL PENICAUD A SENTHEIM

                             Quatre roues motrices pour le PIC 






 La ministre du Travail Muriel Pénicaud s'est rendue ce 7 janvier dans le Pays Thur-Doller pour visiter une PMI qui accélère depuis le changement d'actionnaire et de direction en 2017, Dangel à Sentheim. Depuis 1980, l'entreprise artisanale s'est spécialisée dans la transformation de véhicules de série en 4x4. Son activité croissant, son effectif augmente.

C'est dans cette entreprise de quelque 150 salariés que l'Etat et la Région Grand Est ont signé le premier Plan d'Investissement régional pour les Compétences, doté de plus d'un milliard d'euros pour remettre le pied à l'étrier de demandeurs d'emploi sans perspective et de décrocheurs.

La ministre accompagnée du Haut-Commissaire Jean-Marie Marx a fait quelques tours du circuit accidenté de l'usine à bord d'un fourgon transformé.
Mais elle n'a pas répondu aux gilets jaunes rassemblés devant le site et contenus par des dizaines de forces mobiles et gendarmes territoriaux.










2 janvier 2019

HISTOIRES DE PAINS D'EPICES

Tandis que sa cour est transformée en décor du conte de Hansel et Grethel, scène majeure de la Forêt enchantée cet hiver, le Musée sundgauvien d'Altkirch donne jusqu'au 6 janvier une douce exposition "A la rencontre du pain d'épices".




La quatrième exposition de l'année des Amis du Musée sundgauvien occupe le rez-de-chaussée. A droite, un salon suranné offre son canapé au visionnage de la vidéo s'inspirant du conte populaire repris par les frères Grimm au XIXe siècle. Le sapin dans le coin rappelle le temps de Noël.
A gauche, la salle d'exposition offre son espace à un mini-musée dédié au pain d'épices. Autour d'un arbre de friandises colorées, l'histoire du gâteau de décembre se passe en revue à travers les dates, les objets et les réalisations d'ici et d'ailleurs. En Alsace, c'est d'abord une spécialité bas-rhinoise, qui n'a plus que deux ambassadeurs, Lips et Fortwenger. C'est Gertwiller et son incroyable musée aux milliers de vestiges. La présentation altkirchoise n'a rien à voir par comparaison, mais elle rassemble divers ustensiles d'un temps oublié, comme les emporte-pièces usés par la longévité, les moules en bois, ceux en terre vernissée et de belles images, ces chromolithographies chères à nos parents. Une table et deux chaises alsaciennes fragiles sont disposées qui attirent l'attention des enfants, tentés par les confiseries. 


                              La maison voûtée       


Les Altkirchois auront remarqué une maison bien particulière à l'entrée. La reproduction en pain d'épices de la petite maison près de la forêt, au voisinage du camping Les Acacias. Une habitation abandonnée acquise par la Ville mais à l'avenir incertain. Trop coûteuse à rénover, cette masure mystérieuse et singulière par son architecture risque de tomber demain sous le godet de la pelle, alors que les défenseurs du patrimoine et de nombreux citoyens y sont attachés. Elle fait partie de l'histoire locale. Elle hante la mémoire collective aussi. Clin d’œil peut-être à la demeure de la sorcière de Hansel et Grethel, attirante puis inquiétante ?




D'autres petites maisons gourmandes ont été confectionnées pour cette exposition qui offre une échappatoire à la décevante Forêt enchantée, une bulle délicieusement vintage dans laquelle on aimerait écouter une histoire de grand-mère en croquant un morceau de pâtisserie au miel, à la cannelle et à l'anis.









Hugues Martin, président des Amis du Musée


Jusqu'au 6 janvier, Musée sundgauvien d'Altkirch. Entrée libre pour l'exposition. 

#paindépicesAltkirch

29 décembre 2018

BURNHAUPT PATINE

Nous avons testé la patinoire d'AC2B, une nouveauté plaisante.







Profitant de la trêve de fin d'année et attiré par la nouvelle patinoire de Burnhaupt-le-Bas, j'y emmène Parinda cette fin d'après-midi. Nous sommes samedi. Une patinoire éphémère de glace nous est promise derrière le stade de football.

Sur un terrain bordant la salle de sports et la route vers Altkirch, juste en face de la chapelle St-Wendelin, une installation d'hiver en effet. Un espace de glisse d'une centaine de mètres carrés, un chalet d'équipement, un autre pour la caisse et la petite restauration et un chapiteau pour se chausser et prendre une crêpe.
Quelques enfants y évoluent avec un adulte sous les yeux de parents et grands-parents. L'atmosphère est sympathique, les échanges ne tardent pas. 





Malheureusement, la glace n'est pas. La patinoire devait être gelée, mais pour une raison technique, il a fallu trouver une autre surface.
On a opté pour le téflon, le matériau qui résiste à... la chaleur et à la corrosion. Une patinoire donc écologique puisqu'elle ne consomme rien. Pour glisser, c'est une autre affaire, à moins d'avoir la bonne chaussure comme monsieur. Je peine à avancer quand je dérape souvent. Pour Parinda qui découvre le patinage, les plaques plastiques sont bienvenues.


La patinoire éphémère est une proposition des artisans et commerçants des 2 Burnhaupt, sur l'initiative de l'un d'eux. Malgré sa petite emprise, elle a reçu 1200 écoliers et les Scorpions de Mulhouse. Et aussi Brian Joubert, dans sa tournée des glaces haut-rhinoises. Le 4 janvier, une soirée Mojito Party marquera le dernier temps fort. Puis on fermera le 6 en fin d'après-midi. 


Loin des centres-villes, la petite patinoire téflon de Burnhaupt-le-Bas est une bulle de Noël chaleureuse. Une bonne idée d'acteurs économiques locaux qui s'impliquent pour leur territoire et apportent une saine distraction aux plus jeunes.






25 décembre 2018

EN ATTENDANT NOEL A BALE

🎅🎄

💝💝💝








Samedi 22 décembre. Les heures du marché de Noël de Bâle sont comptées. Nous arrivons dans la cité rhénane par le train depuis Saint-Louis, profitant d'une éclaircie dans ce début d'hiver pluvieux et doux. 

Le jour est court, la nuit se réveille sur le Grossbasel où se croisent les tramways. Nous gagnons le Barfüsserplatz dont les cabanons distillent les arômes de saison: raclette, fondue, vin chaud... Une fourmilière de l'Avent, entre kermesse et marché aux produits de fin d'année. Je remarque un santonnier italien dont les figurines me semblent prohibitives. Un autre en face se rapproche des santons de Provence, mais les visages ne m'attirent pas.






Nous n'avons pas beaucoup de temps. Nous montons vers le Münsterplatz par une ruelle. Autre atmosphère. La nuit est tombée. Un duo de musiciens envoie un air slave à proximité de la cathédrale. Un deuxième plus loin joue une musique bien connue de Noël. Ça et là, instrumentistes et chanteurs. Nous entrons dans un univers d'artisans, du forgeron au tourneur sur bois, qui animent des ateliers. Les arbres dévêtus portent des étoiles. La souffleuse de bulles de savon épate les enfants. La marchande de sphères lumineuses met des étincelles dans les yeux des autres. La pluie revient mais ne dissuade pas le public. Un petit train fait le tour du village merveilleux. Nous sommes à deux jours du réveillon. 











J'ai enfin trouvé ce que Mulhouse ne m'a pas donné cette année. L'esprit de Noël. Plein de rêves d'enfant et bercé de cette douce musique interprétée  avec sincérité et foi. 














22 décembre 2018

LA FORET TOUJOURS (ENC)HANTEE



Décembre à Altkirch. Un soir de semaine humide. L'appel de la forêt. La Forêt enchantée. La signature altkirchoise pour le Noël alsacien. Au Pays des Chants et des Etoffes, une pérégrination urbaine dans des histoires pour enfants et plus grands. On nous a promis une nouvelle version. Allons voir. 





Depuis deux décennies, la Ville d'Altkirch peuple son centre et ses ronds-points de personnages et animaux grandeur nature. Dans ce Sundgau toujours hanté par des récits extraordinaires de maisons à colombages, la mémoire collective a toujours quelques faits singuliers à ressortir. Initiatrice et grande prêtresse de La Forêt enchantée, Geneviève Risterucci a été la metteuse en scène et la voix de cette animation de fin d'année. L'idée d'un univers fantasmagorique se fondant sur des légendes du terroir n'est pas contestable ; ce qui l'est, c'est sa mise en oeuvre pendant l'Avent et Noël. Quand toute l'Alsace se pare de lumière, que diable viennent  faire les monstres sur le chemin de la Nativité ? 




Je démarre par la rue des Boulangers, qui me renvoie quotidiennement cette vilaine fresque sur un immeuble vide et qu'aucun édile ne voudrait sûrement sur sa façade. Elle n'a rien à voir avec ladite Forêt quand bien même elle s'y intégrerait bien. 

Rue Hommaire-de-Hell, un personnage féminin isolé. Place Jourdain, un cavalier. Place Goutzwiller, la fontaine St-Morand est investie par un batracien géant. Autour de la fontaine de la Vierge, face à l'hôtel de ville, le petit marché des artisans et ses animaux de basse-cour. Cette année, La Forêt enchantée n'y existe guère plus. Mais un cabanon renferme un ogre forçant sur la charcuterie. 
Je passe par la rue de la Cure sans curé. La statue de saint Morand est toujours là. Elle a échappé au godet de pelle mais fait peine à voir. Le parvis de l'église est proche. A droite, un personnage de vieille femme qu'il ne ferait pas bon croiser sur un chemin. 
Sur le flanc droit de Notre-Dame, une succession de scènes, un monde de lutins, les Fouletots, un miroir déformant. 






Un peu plus loin, l'ancien parc de la caisse d'assurance-maladie. Un chapelet de panneaux met en garde contre des manifestations "paranormales". La petite maison abandonnée est le repaire d'une femme maléfique. Une réalisation qui se distingue des autres par son côté Halloween de gamins. A côté de la plaque (de signalisation). La formule change, les sorcières demeurent.





Il reste heureusement la cour du musée, dont les grilles s'ouvrent sur une sapinière. La Forêt enchantée, la voici. De nombreux habitants à pattes et à poils, des confiseries surdimensionnées, une curieuse maison, des enfants qui marchent sur un tapis de feuilles... C'est bien sûr Hansel et Gretel, que guette une autre femme mal intentionnée. Le mapping vidéo donne un surcroît de réalisme à l'ensemble. Le bruit des pas nous tient en haleine... C'est le conte que je retiendrai pour cette version revisitée de l'oeuvre de Geneviève Risterucci dont je n'entends plus la voix. Seule la musique lancinante coupe le silence de la nuit. 

La Forêt enchantée a été débarrassée de nombreux personnages, elle se construit autour de quelques contes. Mais ignore Noël. Pour les chrétiens, la lumière est promise au bout de la longue nuit. 
Dans le scénario altkirchois, on risque de marcher longtemps dans un mauvais rêve. 





















14 décembre 2018

DU RÊVE DE GOSSE AU MODÉLISME PREMIUM

     Destination Altkirch, capitale des trains d'Emma.




Depuis deux décennies il fait rêver le public familial dans la basse ville d'Altkirch avec sa Grotte aux Lucioles, transformant le pavillon familial en maison merveilleuse. Christophe Holbein s'est lancé un nouveau défi, en ouvrant un autre espace d'exposition consacré aux trains miniatures. Ces dernières années, le prestataire du marché de Noël de Montbéliard avait misé sur un local de la moribonde rue des Boulangers, où les commerces se comptent désormais sur les doigts d'une main. Il en a fait la boutique aux fées, avec les produits dérivés de l'avenue du 8e Hussards. Tout à côté, il a inauguré récemment "Le monde des trains d'Emma", dans un fonds naguère rempli de confiseries mais à l'abandon depuis belle lurette. Il a fallu tout refaire dans cette friche au rez-de-chaussée d'un collectif trentenaire. 

Christophe n'est pas un homme d'affaires, mais un entrepreneur aux yeux d'enfant qui croit dans sa ville plus que dans la Ville. Cette rue vivante au siècle dernier, il faut la réveiller, surtout qu'en face il lorgne sur la place des Abeilles, dont j'ignorais le nom, un comble pour un voisin ou presque. L'ancien parking de mon enfance devenu clos minéral offre un potentiel d'animation, mais il faut le débarrasser des conteneurs à déchets aussi esthétiques que des bunkers sur une plage. On ne parle pas des poubelles que les bouches métalliques ne peuvent engloutir. C'est sur cette placette donc que le faiseur de rêve envisage des manifestations en rapport avec ses thèmes, comme une bourse ferroviaire.



Mais entrons. A droite, à l'accueil, des boîtes de matériels roulants, des coffrets de départ, des miniatures. Christophe avertit qu'il ne tient pas une boutique ; il peut cependant procurer une pièce et s'occupe de la réparation de ces délicats trésors.
L'exposition se construit autour d'un imposant décor ayant nécessité d'importantes quantités de matériels sur lequel évoluent les trains de jardin Lehmann. Un travail titanesque de plusieurs semaines pour une équipe restreinte qui a ravi les représentants de Märklin, la marque - phare du lieu. S'il est question des trains d'Emma, c'est par référence à une vieille commerçante d'Elzach dans le Bade-Wurtemberg. Connue comme le train en fer blanc outre-Rhin, la spécialiste de la miniature ferroviaire travaille avec la famille Holbein depuis plus de dix ans. De sa caverne d'Ali Baba du rail, Christophe a rapporté des bijoux de ferrovipathes. Comme à la Grotte aux Lucioles, une multitude de personnages ajoutent à la mise en vie du diorama géant, dans des scènes réalistes, parfois insolites voire coquines. Le spectacle est partout, y compris le long des murs où les vitrines abritent des raretés. L'excellence Märklin, les lapins animés Duracell, les avions Schuco. Les locos tournent devant, derrière, au-dessus de nous. 






Pour les plus âgés, les souvenirs reviennent. J'ai, comme Christophe, grandi avec les trains. Je suis devenu modéliste ferroviaire voilà 40 ans. Je vis avec les TER dans mon quotidien.
Ici, pas besoin de pendule Ato de gare. Le temps n'a pas d'emprise sur ce pays magique où les trains arrivent à l'heure, qui n'est pas miné par un conflit SNCF, qui ne connaît pas les incidents de personne. C'est la bulle de Noël des petits et grands enfants. En cela, je recouvre mes images de préadolescent, rivé aux machines lancées dans leur ovale. C'était le Jouef jurassien. 

Dans les trains d'Emma, on est à l'heure allemande. Celle-là se moque du temps qui passe. 

En attendant, Christophe redynamise la rue à bon train.









#LesTrainsd'Emma 


Les Trains d'Emma, rue des Boulangers, 68130 Altkirch
Jusqu'au 6 janvier de 14 à 20H.

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