5 mars 2026

RACING : LES DIEUX DU STADIUM TOUR










La presse s'est fait présenter ce 5 mars le Stadium Tour dans les murs de la Meinau.
J'ai eu le privilège de le connaître avant elle à la faveur du centenaire des Cafés Sati, partenaire du Racing, mais les publications étaient sous embargo.






Jeoffrey Voltzenlogel, le journaliste devenu attaché de presse du RCSA, nous a fait la visite alors que les bâches n'étaient pas retirées tout à fait. Le Stadium Tour est un parcours muséal dans le riche passé du club phare alsacien. Marc Keller, en initiant la rénovation de la Meinau il y a dix ans, rêvait d'une telle offre, convaincu que nous avons tous une histoire avec ce stade. Parce que le Racing est plus qu'un club, ajoute le président à la longévité exceptionnelle dans l'histoire moderne de la maison bleue. L'enfant de Balgau y venait avec son père dès les années 70. 






Le public, fan ou curieux, va évoluer dans un environnement qui lui est inaccessible habituellement. Lieu d'hospitalité, salle de presse, vestiaire joueurs, salon du président et remonter le temps avec la galerie de documents et les vitrines pleines de trésors. La pièce maîtresse serait le maillot de Ronaldo à l'Inter Milan en 1997. A côté de celui du héros Valérien Ismaël, auteur d'un coup franc d'anthologie. Le Racing se lit encore dans les photos de famille et la litanie des licences. Autant de souvenirs qui ressurgissent dans les épopées et les chutes.








 Aujourd'hui le Racing fait la course à l'Europe. Le Stadium Tour s'achève en apothéose dans le tunnel des joueurs qui conduit à la pelouse. On ferme les yeux. On imagine une Meinau pleine comme un œuf. Place au football. 






27 février 2026

MUSEEN BASEL BY NIGHT





Entre Vogelgryff et Fasnacht, Bâle a donné le 23 janvier un autre événement culturel, festif et populaire, la Nuit des Musées. Participation record: 41.000 visiteurs. 

La Museumsnacht bâloise fêtait son 25e anniversaire. 43 musées et institutions de l'agglomération étaient accessibles dès la fin d'après-midi, dans la cité rhénane d'abord, mais aussi à Riehen, Münchenstein, Weil am Rhein et Saint-Louis. Quelques heures pour une programmation qualifiée d'éblouissante, éclectique, tous publics avec des expositions, de la danse, de la musique, des photos du passé et de nombreuses activités interactives.

Le département culture de Bâle-Ville avait levé le voile au Musée d'histoire naturelle qui proposait un lointain voyage pour réaliser un brachiosaure.

Pour nous, c'était une découverte. Un bracelet sésame pour une pérégrination nocturne dans un froid hivernal, sans but précis, que nous avons démarré vers 19H30 côté français, à la Fondation Fernet-Branca. Le musée ludovicien me paraissait plus blanc et plus grand que celui que j'avais connu il y a quelques années. Une formation de jazz donnait la couleur musicale tandis que je retrouvais une ancienne figure de l'administration municipale aujourd'hui retraitée mais investie dans la soirée. J'ai participé brièvement à un travail collectif de collage d'images découpées dans des revues artistiques.




Le pass vert nous a permis aussi d'emprunter les transports en commun. Devant Fernet-Branca, une navette Distribus nous a emmené dans le centre de Bâle. Dès lors, il suffisait de se laisser porter par l'ambiance d'une ville dont la population grouillait. A proximité de la cathédrale, les sites ne manquent pas. Nous avons fait un saut dans l'histoire aux Archives d'où nous sommes repartis avec une reproduction. 





Il a été plus difficile d'accéder à certains établissements devant lesquels une queue s'était formée. Nous avons traversé quelques musées, laissant une trace parfois, comme un dessin. Partout un accueil chaleureux et une ambiance détendue. Tant pis pour l'univers des jouets qui laissait entrer au compte-gouttes. Consolation, Parinda a goûté au vin chaud de son stand et fait un câlin à sa mascotte.




Nous aurons passé environ trois heures dans cette balade muséale qui nous a donné envie de revenir. La Museumsnacht ouvre de nouveaux horizons à un public qui n'a pas l'habitude des musées, plus vivants que jamais ce 23 janvier.