10 juillet 2025

LES DEDALES DE MAÏS DU FLORIVAL






Lucas Kessler 


Nous avions su nous perdre dans les regrettés  "Labyrinthus" de la Ferme de l'hirondelle à Ribeauvillé dans les années 2010. Deux nouveaux dédales  céréaliers viennent d'accueillir leurs premiers aventuriers, dans le Florival, sous le nom "Labyrinthis".


Pour Lucas Kessler, l'amour n'est pas dans le pré. Revenu au bercail l'an dernier, le trentenaire célibataire est présentement occupé par sa nouvelle activité agritouristique, son  champ de maïs  à l'architecture complexe sur 5 ha. Le jeune entrepreneur a repris la ferme familiale de Soultz, connue pour ses fraises depuis 40 ans. En pleine moisson du colza et du blé, le voilà à superviser l'ouverture de "Labyrinthis", deux labyrinthes totalisant ensemble plus de 5 km de parcours. 
Sur recommandation des autorités, chacun comporte une issue de secours. Mais une surface de maïs ne s'embrase pas comme une étendue de blé surtout qu'elle est irriguée.







Plus jeune, Lucas était passionné déjà de labyrinthes. Depuis des années, il rêvait de créer le sien. Alors l'hiver dernier, aidé d'un logiciel, le céréalier s'est mis au travail. Puis il a semé en fonction du dessin. Ce 10 juillet, les pieds atteignent 2,20m au centre, constate l'agriculteur qui nous fait une visite au pas de ministre, fendant tantôt  les rideaux verts tantôt les allées. Il indique une sculpture d'ISSRO, le génial artiste de Lautenbach-Zell.  





Lucas a rameuté l'écosystème local de la création pour habiller son labyrinthe des arts. L'autre dédale est une dédicace à son grand-père Alfred. Il faut résoudre des énigmes  pour accéder au trésor de l'aïeul, le maïs d'or… Nous échangeons avec Simone, une visiteuse du cru qui a embarqué sa petite-fille et son chien dans la pérégrination. Elle a hâte que ça finisse mais s'est bien amusée. Les enfants pourront trouver un terrain de jeu supplémentaire sur l'aire d'accueil et de restauration. Les tracteurs à pédales et les jeux en bois sont à disposition.





Lucas expérimente son nouveau produit. Une centaine de personnes ont inauguré le jour 1. Elles étaient 400 hier. 
Les 16 et 23 août, le champ sera libre à la frayeur quand le jour déclinera. Avec ses complices d'ACAP & DP, l'exploitant agricole va faire peur aux visiteurs qui oseraient se glisser dans les corridors fatigués par l'été. En attendant, laissez-vous emporter dans les méandres végétalisés d'un parc attendu. Les agriculteurs savent aussi être des créatifs. 


Labyrinthis Ferme Kessler à Soultz, jusqu'au 7 septembre. 10 - 18H. 





8 juillet 2025

CES ENTREPRENEURES QUI VOIENT LA VIE EN VOSGES







Il y a 6O ans, la loi du 13 juillet 1965 donnait aux femmes le droit d'ouvrir un compte bancaire et de travailler sans l'autorisation de leur mari. C'est cette date fondatrice que le conseil départemental des Vosges a rappelé pour mettre à l'honneur des cheffes d'entreprise d'aujourd'hui en "affirmant la volonté de poursuivre l'élan". Un accueil presse a été organisé à cette fin en juin en présence de François Vannson, président de la collectivité. 



Quelques jours plus tôt, Cynthia Weber représentait les Vosges à Matignon, lauréate du Concours national 101 femmes entrepreneures, "celles qui avancent pour la France", une initiative du gouvernement et de Bpifrance. Cynthia Weber a pris le virage de l'entrepreneuriat en 2020, en créant Les Fées Mères, une activité de "bougies gourmandes" à Charmes. La jeune femme voulait être actrice de son territoire. Elle elle emploie désormais 10 personnes et distribue ses produits dans plus de 500 points de vente. 2025 lui a déjà apporté 5 trophées.
www.les-feesmeres.com .



Photo DR


Dans le Grand Est, l'entrepreneuriat féminin représente près de 30% des créations d'entreprises. "Dans les Vosges, les femmes s'imposent dans des secteurs parfois très masculins, avec une énergie et une vision qui enrichissent le tissu économique, se réjouit François Vannson. Elles incarnent la force, la résilience et l'innovation". La dizaine de cheffes d'entreprise mises en avant récemment ont au moins un point commun: elles sont partenaires de la marque "Je Vois la Vie en Vosges", créée en 2009 par le conseil général. Un slogan qui fait mouche. En 2024, CSA observait que 94% des Vosgiens connaissaient la marque, 29% des Français en avaient entendu parler, avec une très forte adhésion. 350 partenaires sont derrière elle, qui œuvrent  à une meilleure visibilité et un attrait renforcé du département. "Un territoire qui ne communique pas est invisible" justifie Catherine Voirin, directrice de la communication du CD 88




Les entrepreneures rencontrées travaillent dans des domaines très divers, de la confiserie au BTP en passant par les solutions de traitement de l'eau. Parmi elles, Sarah Teulet, artiste sérigraphe, l'illustratrice de la marque "Je Vois la Vie en Vosges". Elle s'est spécialisée dans la sérigraphie et s'inspire souvent de photos prises à l'occasion de sorties. Elle a installé son atelier à Saint-Dié. 



Depuis Epinal, Mélanie Glibusic pilote Mgib, un cabinet d'ingénierie optimisant les espaces intérieurs des bâtiments industriels et logistiques et propose un coworking inspirant dans une bâtisse haussmannienne avec  I-cone.  

Quant à Marjory Cannone, une autre Spinalienne, elle sait mieux que quiconque parler des IA, elle qui fonda le Datalab de la Gendarmerie nationale. Sa startup Spinalia met les entreprises à la page en Intelligence artificielle dans un cadre en pleine nature. 




Toutes volontaires, novatrices, capitaines "déterminées à faire bouger la ligne bleue des Vosges" comme un seul homme. 








www.spinalia.fr   

www.eways.fr 

  www.afonsosas.com 

 https://lorsolaire.fr/  

www.le-jacquard-francais.fr  

 www.cdhv.fr 

 https://sarahteulet.com  

 https://mg-ib.com/  

 www.epinalhotellafayette.fr  

 www.hotel-lechapitre.com .